Les délégués de villages du doyenné Val de Seine préparent l’avenir

Depuis quelques semaines, l’ensemble des doyennés de la partie rurale du diocèse réunissent les « relais de villages ».

Les relais de villages (aussi appelés « correspondants » ou « délégués »…) sont les personnes qui, présentes si possible dans chaque village, sont connues comme étant en relation avec la paroisse et peuvent ainsi transmettre les informations, donner des indications ou des conseils et faire le lien avec le prêtre, l’équipe d’animation paroissiale ou le conseil pastoral. Après les doyennés « Côte de Nuits » (24 octobre), « Auxois-Nord » (8 novembre), « Plaine de Saône » (16 novembre), les doyennés « Val de Seine » et « Saône-Vingeanne-Tille » ont organisé leurs rencontres ce 23 novembre à Saint-Marc-sur-Seine et Bèze.

Ci-dessous, le compte-rendu de la réunion du doyenné « Val de Seine ».

« Samedi 23 novembre, une quarantaine de personnes des paroisses d’Aignay / Baigneux, Châtillon-sur-Seine, Laignes, Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource et Sainte-Colombe-sur-Seine, toutes relais, délégués ou correspondants des villages du Doyenné « Val de Seine » étaient invités par les prêtres à participer une rencontre à Saint-Marc -sur-Seine, sur le thème « Pour une espérance renouvelée en milieu rural ».

Un besoin de renouvellement

Après l’accueil par le curé du lieu, le Père Gérault, et par le Doyen, le père Amédée, le Père Eric Millot, vicaire général, indiqua que, depuis 18 mois, un tournant, qui pouvait aller jusqu’au découragement, était ressenti dans la pastorale en rural par les prêtres. Il est difficile de continuer la mission dans un monde qui change très vite, où il faut sans cesse inventer et non dire que c’était mieux avant ! De belles choses se font en rural ! Tous ici, en proximité des habitants, sont appelés à être des disciples de Jésus, des témoins de la foi donc des missionnaires, des « disciples-missionnaires » comme aime dire le pape.

Le Père Houdart rappela que la création des relais, délégués, correspondants de villages a permis de tisser une réalité : ils sont des intermédiaires. Même éloignés les uns des autres, une même foi, un même baptême les unit. Il n’y a pas que des tâches matérielles à accomplir mais une mission à remplir, une réponse à un appel. Nous vivons un temps de mutations assez radical mais l’Eglise a toujours su avancer quand les membres sont restés unis. Il faut être attentifs à ce que le Christ nous donne déjà pour préparer l’avenir

Temps de partage en carrefours

La réflexion a ensuite été menée en 5 carrefours où les participants ont échangé sur les joies et les difficultés, la solidarité entre correspondants de villages entre eux, le besoin de formation, la préparation de l’avenir, le regard de compassion et l’accompagnement des malades.

Après la synthèse des carrefours qui ont été le reflet de ce qui est vécu, le père Amédée et le père Millot ont conclu en disant qu’il ne fallait pas être complexés parce qu’on est en rural : on a la richesse de la dimension humaine qu’on n’a pas en ville. Rendez-vous est pris dans quelques mois pour poursuivre la réflexion.

La matinée se termina par un repas partagé. »

Marie-Claire Moissenet

 

 

 

 

 

 

 

 

(Photos MC Moissenet & diocèse de Dijon)