« L’écologie telle qu’on peut la réfléchir et la vivre en famille… »

La 7e édition des Universités de la famille se tient le samedi 1er décembre. Victor Larger, délégué épiscopal pour la pastorale de la famille, répond à nos questions.

Quel est le sujet choisi cette année ?

« Le titre est : « la famille et l’écologie ». Lors de ces 7e Universités de la famille, l’écologie est envisagée dans sa dimension concrète, proche des préoccupations des uns et des autres et non à l’aune des peurs qu’on voit aujourd’hui monter. La famille est un des lieux par excellence où d’une part on peut s’exercer à ce sujet et d’autres part en transmettre le souci. »

Ce sujet répond-il à une actualité particulière ?

« Il n’est que de voir les informations pour comprendre combien le thème de l’écologie est porté par les peurs entretenues par certaines élites et combien les réactions du peuple sont fortes dans un sens ou dans l’autre. Il apparait important, dans ce contexte, d’envisager cette question d’une manière paisible, plus simple que celle de la « conversion énergétique », qui a un intérêt, certes, mais qui risque fort de produire des effets contraires à ceux qui sont affichés, de simplicité, de convivialité, de joie… »

Quels vont être les sujets abordés lors de ces universités ?

« Nous parlerons d’une écologie à taille humaine, vécue dans le creuset familial qui est un des lieux essentiels où elle peut être investie. Cette écologie n’est pas qu’une question de transition générale, de grandes envolées technologiques. Elle intéresse les hommes dans leur quotidien, dans une simplicité retrouvée et d’un lien avec la création et entre tous les hommes. »

Peut-on dire qu’il y a une prise de conscience « spécifiquement catholique » sur les sujets liés à l’écologie ?

« Les conférenciers diront que l’intérêt des Chrétiens pour l’écologie est ancien. Il n’est que de voir, par exemple, entre autres, la manière dont vivent les moines, leurs rapports entre eux, les rapports avec la nature, leurs rapports avec les hommes de leur temps. Ils ont même pleinement participé et continuent actuellement à le faire à des réflexions très actuelles sur le travail, sur la santé autant physique que mentale, l’agriculture biologique… Bien d’autres chrétiens ont été des porteurs d’un réel projet écologique par la simplicité choisie également de leur vie familiale, par le partage avec les autres hommes, partage de biens, de temps, d’amitié, de soutien… La frugalité chrétienne, souvent mise en avant depuis le début, est un des piliers de cette écologie domestique, à la portée de tous. »

Y a-t-il des changements par rapport aux années précédentes ?

« La formule est la même que d’habitude : une conférence par une personnalité connue, cette année Patrice de Plunkett, la veille, c’est-à-dire le vendredi 30 novembre à 20h30 et une journée, le samedi 1e décembre, de conférences et d’échanges. Nous mettons cette année plus l’accent sur des propositions pratiques faites par des couples. Il faudrait poursuivre encore, et cela sera fait avec le temps, pour épuiser un sujet aussi vaste et important. »

Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite à venir aux Universités de la Famille ?

« Les regards croisés permettent d’envisager un même sujet selon différents angles et de se préparer à en saisir les contours dans le débat actuel. Une seule constante : on parle toujours de la réalité familiale comme l’indique le titre de ces journées. Cette année nous parlons donc de l’écologie telle qu’on peut la réfléchir et la vivre en famille. »

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A noter que la conférence de la veille (vendredi 30 novembre) donnée par Patrice de Plunkett, se tiendra au CUCDB et aura pour sujet « Ecologie intégrale et foi chrétienne ».

Lien vers la page du Centre d’Ethique de la Vie et de la Famille (Cevif)