Stéphane, Philippe et Thomas vont être ordonnés diacres ce samedi (+ vidéo)

Ce samedi 10 novembre, à 15h30, Stéphane Marion, Philippe Mangold et Thomas Georges vont être ordonnés diacres, en la basilique Notre-Dame de Beaune, par Mgr Roland Minnerath, archevêque du diocèse de Dijon.

A quelques jours de leur ordination, les trois ordinands répondent à nos questions :

Quel a été « l’élément déclencheur » qui vous a définitivement décidés à devenir diacres ?

Stéphane Marion

Stéphane Marion : « Je n’ai jamais décidé de devenir diacre. Par contre, le dernier appel, contrairement aux autres, a été adressé à notre couple, et c’est ce qui nous a mis en chemin, car l’épouse est partie prenante du diaconat même si je suis le seul ordonné. »

Philippe Mangold : « Me concernant, l’élément déclencheur a été l’appel de Bernard Card, curé à l’époque de la paroisse de Beaune et JP Renevret, diacre permanent. Je n’y avais jamais pensé auparavant, même si le Seigneur m’avait déjà fait signe dans ma prime enfance. Lors d’une célébration dominicale, j’avais eu un véritable appel à le rejoindre. »

Thomas Georges : «J’ai été interpelé il y a cinq ans par le curé de Beaune de l’époque. Depuis, il y a eu un long discernement, un long cheminement, un vrai mûrissement à travers une formation, qui m’a mené à cette ordination. »

Comment vos familles et vos proches ont réagi lorsque vous leur avez annoncé que vous alliez être ordonnés diacres ?

Stéphane Marion : « Les membres de ma famille ne sont pas du tout pratiquants, et je pense qu’ils ne réalisent pas ce à quoi je m’engage, mais ils tiennent tous à être présents pour vivre ce moment qu’ils sentent  important pour moi. Du côté de ma belle-famille, c’est différent, ils suivent notre parcours depuis le début. Ma belle-mère se trouve être également ma marraine de confirmation, sa sœur qui est religieuse m’a offert l’étole que je revêtirai le jour de mon ordination.

Au sein de notre noyau familial, les choses se sont mises en place progressivement. Nous avons deux filles de 19 et 21 ans, Léonie et Justine, et quand nous avons commencé le discernement puis la formation, elles étaient adolescentes, nous avons donc eu des échanges entre adultes et adolescents comme dans toutes les familles. Elles sont bienveillantes envers moi et Léonie lira à la messe d’ordination, elle s’y prépare avec beaucoup d’attention. »

Philippe Mangold

Philippe Mangold : « Réactions toutes bienveillantes mais différentes ou interrogatives. Mon épouse Véronique a tout de suite été joyeuse de cet appel qui m’était fait, mes enfants m’ont dit : si c’est ton ‘trip’ papa, fais toi plaisir ! Et mes parents, bien qu’interrogatifs, ont été très émus. »

Quelles seront vos principales missions après votre ordination ?

Stéphane Marion : « Par notre ordination, nous avons la mission d’être signe du Christ serviteur, pour l’Église et pour le monde, Jésus qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir. Voilà notre mission, que nous devons vivre au sein de nos familles, dans nos lieux de vie… Nous devons ensuite vivre notre vie de baptisés : être prêtre, prophète et roi, c’est à dire louer, annoncer et servir. Notre archevêque nous précisera sur quel point il souhaite que nous mettions l’accent dans nos différents engagements. »

Philippe Mangold : « Je ne connais pas encore ma mission, même si de par mon métier (technicien viticole de coopérative agricole), j’ai demandé à être proche du monde rural. »

Thomas Georges

Thomas Georges : « Le diacre reste un chrétien à part entière, dans sa vie de tous les jours, en premier lieu dans sa famille, dans sa vie professionnelle. Dans le diocèse, le diacre doit se tenir au seuil de l’église, là où des personnes parfois n’osent pas franchir le pas. Il faut faire le lien auprès de ces personnes, c’est notre première mission. »

Que diriez-vous à une personne qui hésiterait à devenir diacre ?

Stéphane Marion : « Le cheminement pour devenir diacre est long et on ne le fait pas seul. La formation de quatre ans fait suite à une année de discernement, mais en réalité le discernement est continu tout au long de la formation. Ce cheminement dans le secret permet une totale liberté pour l’Église et le candidat d’arrêter à tout moment. Le Christ veut notre bonheur et il nous précède en tout ! »

Philippe Mangold : « Qu’il est normal d’hésiter ; c’est preuve qu’il est en questionnement et ceci est fondamental ! pour autant il faut avoir à l’esprit que c’est un appel de Dieu et que si Dieu nous appelle c’est qu’il est certain que nous ferons « l’affaire ».  il faut garder ceci à l’esprit car à certaines périodes de la réflexion toutes les tentations de la vie courante sont bonnes pour refuser. »