97 ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié

 « une seule famille humaine » tel est le thème retenu par Benoît XVI pour cette année.

 

La célébration annuelle de la Messe des Peuples aura lieu cette année à Auxonne, le dimanche 16 janvier à 11 h en l’église Notre-Dame. Elle sera présidée par Monseigneur Minnnerath qui s’adressera aux participants après le déjeuner. L’après-midi sera animé par les étudiants étrangers qui seront invités à dîner par les familles portugaises

 

 Pourquoi la JMMR ? 97èmeédition

 L’évolution du monde – la mondialisation – mais aussi les conflits, les causes économiques et climatiques génèrent des flux migratoires importants ( 200 millions de migrants dans le monde) 

Mais par la célébration annuelle de la Journée des Migrants et des Réfugiés l’Eglise veut rappeler :

  • que nous sommes pèlerins sur cette terre « nous n’avons pas ici de cité permanente »(He 13,14)
  • que « vous ne faites qu’un dans le Christ »(Ga 3,28)
  • que l’accueil de l’étranger est un enseignement constant de l’Eglise rappelé par de nombreux textes
  • que certes, nous sommes tous différents mais que si nous nous regardons mutuellement avec les yeux de Dieu nous admirerons et respecterons cette différence et on peut citer Christian de Chergé qui exprimait sa volonté de voir ses frères de l’Islam à travers les yeux de Dieu.

 C’est tout cela le fondement des JMMR et pour y répondre il faut développer trois attitudes :

  • s’engager à rencontrer celui venu d’ailleurs dans le respect de son altérité
  • chercher à reconnaître l’Autre comme un frère « vous ne faites qu’un… »
  • susciter un nouveau regard sur l’Autre :

               – partager « les joies, les espoirs, les tristesses et les angoisses »(GS)

               – l’accueillir dans sa dignité de personne humaine

Une seule famille humaine : 

C’est aborder la question de la fraternité et au travers des enseignements de la Bible on découvre que cela ne va pas de soi mais on peut en tirer quelques conclusions :

  • refuser la fraternité, c’est se détruire soi-même mais s’engager dans la fraternité implique l’acceptation des différences et cela ce va pas sans combat
  • cette exigence de fraternité conduit à vivre une vraie relation avec Dieu, Père de tous les hommes

 C’est poser une question qui fait la spécificité du chrétien : de qui aujourd’hui avons-nous à nous rendre proche pour qu’ils soient regardés autrement que comme ceux qui sont loin ? pour que comme dit Paul(Eph 2,11-22) »vous qui étiez loin, vous êtes devenus proches » 

C’est découvrir que l’accueil des migrants et des réfugiés est un test pour nos communautés chrétiennes afin qu’elles deviennent ainsi l’avant-goût de cette famille humaine que l’humanité est appelée à devenir

 C’est rappeler quelques enseignements de Jean-Paul II :

  • « la catholicité de la paroisse s’exprime dans l’hospitalité à l’étranger »
  • « la situation d’irrégularité légale n’autorise pas à négliger la dignité du migrant qui possède des droits inaliénables qui ne peuvent être ni violés ni ignorée »
  • « l’Eglise est le lieu où les immigrés en situation illégale eux aussi sont reconnus et accueillis comme des frères

La JMMR nous rappelle finalement :

  • que développer une vraie culture de l’accueil au sein de nos communautés paroissiales est un devoir majeur
  • que le Christ a dit « j’étais étranger et vous m’avez accueilli »

A relire: le dossier d'Eglise en Côte d'Or de septembre 2010 et l'éditorial de Mgr Minnerath de ce même numéro

Site du Service National de la Pastorale des Migrants