St-Paul/Ste-Jeanne d’Arc : une soirée consacrée à  l’accueil des réfugiés

Vendredi 20 novembre, une soirée d'information Solidarité, consacrée à l'accueil des réfugiés, a été organisée à  la Maison Ozanamsuite au conseil pastoral de la paroisse Sainte-Jeanne d'Arc. Trois intervenants, engagés dans ce service, ont fait un tour d'horizon des besoins, et des actions entreprises par les services administratifs et  les associations de bénévoles.

Claude Avisse, coordinateur de l’EAP, a présenté la situation. La population française compte globalement  un peu moins de 9% d'immigrés, beaucoup d'autres pays accueillent davantage, mais il y a eu en 2011-2012 un flux migratoire important venu des pays de la corne de l'Afrique. L'an passé, beaucoup de Kosovars sont arrivés, et récemment il a été demandé  aux paroisses de réfléchir en vue de l'accueil de réfugiés syriens, au sein d'un plan d'action préfectoral.

Que se passe-t-il quand un étranger, pour des raisons multiples, demande l'asile en France?

 Il s'adresse à la plate-forme d'accueil COALLIA qui l'envoie à la Préfecture préparer un dossier pour obtenir le droit d'asile auprès de l’Office Français de Protection des  Réfugiés etApatrides (OFPRA). En attendant la décision de cette instance, l'Office Français d'Immigrationet de l’Intégration (OFII) mis en place par le Dispositif National d'Accueil (DNA) prévoit le logement, l'assistance médicale, la prise en charge scolaire des enfants, et la distribution d'une allocation. Dispositions longues et compliquées, avec un assez faible espoir d'intégration finale (28% environ des demandes acceptées. A titre de comparaison : 42% en Allemagne et 67% en Finlande).

                Les difficultés quotidiennes  sont évoquées par Monique Aletti, du service de la Pastorale des Migrants. Les familles sont logées en priorité, mais parfois sans la possibilité de se laver ou de faire à manger. Les jeunes célibataires, pour lesquels on manque de lieux d'accueil,  doivent se débrouiller jusqu'à leur logement en CADA, ce qui explique les squats successifs à Dijon, toujours précaires et toujours renouvelés.

                On comprend l'aide indispensable apportée par les associations caritatives et les initiatives paroissiales et individuelles : repas de midi, lavage du linge, aide pour les dossiers, cours de français…

Michelle Thollet a présenté le Réseau « Welcome Jesuit », constitué à Dijon depuis 2013, formé de personnes qui acceptent de recevoir pour une semaine une famille, dont le cas est urgent. Accueils généreux qui ont permis de vivre des moments émouvants, comme des naissances.

                Trois points de vue complémentaires, qui invitent à regarder les besoins de ceux qui vivent dans notre quartier, à commencer par les plus proches voisins, comme en témoigne le père Dufour, curé de la paroisse. Un sujet de réflexion pour le prochain conseil pastoral, et un soutien  aux actions déjà mises en place, comme le repas du jeudi à Saint-Paul.

 

                                                                                              Maguy Minonzio

Photos : © Maguy Minonzio