« Lourdes : de la guérison au miracle »

L’association Renaissance a reçu le mercredi 12 novembre le docteur de Franciscis, Médecin-Chef du Bureau des Constatations Médicales à Lourdes. Celui-ci, italien, est le 15ème médecin responsable de ce bureau, et le 1er qui ne soit pas français. Il a été nommé, en 2009, par Mgr Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes. Pédiatre et Professeur de Médecine, c’est à 17 ans qu’il avait accompagné un groupe de malades pour Lourdes, et son amour pour la Vierge et Lourdes ne s’est pas démenti depuis.

 

Bref historique : c’est du 1er février 1858 au 16 juillet de la même année que la Vierge est apparue à Bernadette Soubirous. Dès le 25 février, Bernadette est appelée à boire l’eau de la source, et la première guérison a lieu le 28 février 1858, en la personne de Catherine Latapie.

A la fin de l’année 1858, on comptait une centaine de guérisons inexpliquées. En 1862, l’évêque du lieu, nomme une commission de religieux et de laïcs, et publie les mandements de l’évêque par lesquels il reconnaît la fiabilité des propos de Bernadette, il institue un culte propre à la grotte de Lourdes et il reconnait les guérisons du cœur et du corps qui ont lieu à Lourdes.

En 1883, le Bureau des constatations Médicales est créé. Il examine les guérisons qui ont lieu à Lourdes, selon des critères scientifiques et sans aucun secret. Pour qu’une guérison soit reconnue, il faut un diagnostic précis de la maladie, que la guérison soit instantanée, complète et durable.

Il ne faut pas confondre guérison et miracle : la guérison est un acte médical, alors que le miracle relève du religieux et c’est à l’évêque d’en décider.

Le Bureau des Constatations Médicales reçoit entre 100 et 150 malades par an et 30 à 40 guérisons sont supposées vraisemblables : de nombreux malades, s’estimant guéris, ne s’engagent pas dans la reconnaissance de la guérison, démarche longue et contraignante.

Depuis 1858, parmi les 7000 guérisons inexpliquées et inexplicables, seules, 69 ont été déclarées « miracle ».

Lourdes est devenu un lieu de pèlerinage important depuis un siècle, 6 millions de pèlerins par an, ce lieu restant un mystère car pour les malades c’est à la fois signe de la Croix de Jésus, mais aussi signe de joie et d’espérance.

 

                                                          Georges Libersart

                                         Président de l'association Renaissance

 

Photos : © Association Renaissance