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Exposition sur la SAINTE CHAPELLE de Dijon

A l’heure où on s’interroge sur le devenir de certains édifices destinés au culte, visiter l’exposition que présente actuellement le musée des Beaux-Arts de Dijon sur la Sainte Chapelle ne manque pas d’intérêt. Elle présente en effet l’église qui a fait la fierté de Dijon et des dijonnais mais qui, à la suite de la  révolution française, a été désaffectée puis détruite.

Cette église fut édifiée à la suite du vœu que fit Hugues III, duc de bourgogne de la dynastie des Capétiens, alors qu’il se rendait en terre Sainte en 1171. Pris dans une tempête il promit de construire près de son palais une église dédiée à la Vierge et à St Jean Baptiste s’il échappait au naufrage. C’est dès son retour que la construction de la chapelle commença et pour mieux s’intégrer au palais, le chœur fut exceptionnellement bâti  au nord.

C’est Philippe le Bon qui choisit la Sainte Chapelle de Dijon comme « lieu, chapitre et collège » de l’ordre de la Toison d’Or, créé le jour se don mariage avec Isabelle de Portugal en 1430. Et cette Sainte-Chapelle prit encore plus d’importance lorsque le pape Eugène IV remit à Philippe le Bon en 1434 en reconnaissance du soutien que le duc de Bourgogne lui avait apporté au concile de Bâle une « Sainte Hostie », source de nombreux miracles. Il s’agissait  d’une hostie miraculeuse qui montrait l’image du Christ et qui aurait saigné lorsqu’on lui infligea des coups de stylet.

C’est la beauté de cet édifice qui est proposé aux visiteurs de l’exposition. Grâce à une visite virtuelle en musique et à diverses applications numériques, on est invité à découvrir l’histoire de ce bâtiment prestigieux, le visiter dans tous ses détails reconstitués à partir des recherches les plus récentes, et prendre la mesure de cet édifice qui pendant plusieurs siècles a dominé la ville de Dijon de sa flèche.

Paradoxalement, la destruction de cet édifice n’est pas présentée dans cette exposition. Dès les premières années de la révolution française, l’église fut livrée au saccage. Les boiseries du chœur ont été déposées à la cathédrale Saint-Bénigne, l’orgue fut transféré à St Michel, un certain nombre des vitraux ont été entreposés à l’église Notre-Dame puis à la chapelle de l’Assomption.

Et le bâtiment n’ayant plus été entretenu, c’est en 1801 qu’est prise la décision de détruire la sainte chapelle, ce qui fut fait à partir de 1802…

C’est vraiment toute l’histoire de cette Sainte Chapelle et son destin si particulier qui peuvent aussi nourrir la foi et la réflexion des chrétiens d’aujourd’hui.

Cette remarquable exposition peut être visitée jusqu’au 13  octobre 2014, chaque jour (sauf mardi) de 9h 30 à 18h. (Musée des Beaux Arts. Entrée gratuite).