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Retour sur la Nuit des églises à  Losne, Saint-Jean-de-Losne et au Sacré-Coeur de Dijon

C’est ce samedi 5 juillet que se déroulait la Nuit des églises.

Retour sur cette belle soirée vécue notamment à Losne, Saint-Jean-de-Losne et au Sacré-Coeur de Dijon.

 

 

Losne et Saint-Jean-de-Losne

« Découvrez nos églises » : c’est ce qui était proposé dans le cadre de l’opération nationale « la Nuit des églises », par le Père Alain Theuret, curé de la paroisse Saint-Jean-de-Losne/Brazey-en-Plaine, et l’association Saône Nature & Patrimoine. Les habitants de Losne et de Saint-Jean-de-Losne, et des touristes ont répondu largement à cette invitation : plus de cinquante personnes se sont retrouvées dans les églises ce samedi soir 5 juillet.

A Losne, Alain Cessot a présenté l’histoire de l’ancienne abbaye et de l’église actuelle, et la restauration qu’il a faite des 14 tableaux du Chemin de Croix.

Cette église, reconstruite en 1699, après la démolition de l’abbaye en 1636 sur ordre de Louis XIII, plusieurs fois agrandie, a reçu son porche et son clocher actuels en 1871. Une restauration complète de la flèche du clocher, de la façade et des enduits extérieurs, entreprise en 2012 à l’initiative de la commune, est en cours d’achèvement.

En traversant le pont de Saône, à l’église de Saint-Jean-de-Losne, le groupe a été accueilli au son de l’orgue historique par Jacques Béraza qui a interprété quelques pièces en avant-première du concert du lendemain. Dans le chœur de l’église spécialement illuminé, Pierre-Marie Guéritey a présenté les éléments importants du mobilier : les stalles, le lutrin en forme d’aigle, le maître-autel surmonté d’un grand baldaquin de style classique construit par des artistes italiens en 1784. En commentant le texte biblique de l’Apocalypse, le Père Alain Theuret, a expliqué la signification symbolique de l’agneau couché sur le livre scellé par les sept sceaux, représenté au sommet du baldaquin.

C’est donc un public assez nombreux qui a participé activement en posant beaucoup de questions, à cette manifestation dont c’était la première édition dans cette paroisse. On a pu ainsi mesurer l’attachement des habitants à ces lieux de culte, dépositaires d’une grande partie de l’histoire locale, et toujours bien vivants, et l’intérêt des touristes pour ces édifices où se trouve l’essentiel du patrimoine architectural et artistique des communes : œuvres produites par des artisans locaux ou des artistes venus d’ailleurs, qu’il est nécessaire de sauvegarder, d’entretenir et de valoriser en tant que tels.

Page Facebook de la nuit des églises Losne et Saint-Jean-de-Losne : https://fr-fr.facebook.com/gueriteypm

Sacré-Coeur de Dijon :

Ce fut une soirée vraiment formidable.

On a commencé par un tour de l’église commenté par le docteur Lebel qui a vécu bien des événements de la construction.

En une heure nous avons pu découvrir l’essentiel avec un auditoire admiratif devant de grandes pespectives originales d’une étonnante nouveauté soulignées par de multiples détails. Tous de dire : « On n’avait jamais vu cela auparavant ! ». Pensez seulement que la totalité de la surface intérieure des murs est recouverte de motifs partout différents sculptés dans l’épaisseur de l’enduit. Qui a remarqué la qualité des sols pavé d’une manière nouvelle à l’époque et fort peu reproduite ensuite ? Et on ne parle pas des vitraux, mosaïques, sculptures et peintures bien plus souvent remarqués.

Puis, ce fut le repas très sympathique autour d’un barbecue fourni de tout ce que chacun a apporté.

Ensuite le concert d’orgue permit de découvrir les qualités de l’instrument qui se voulait universel et l’est largement resté. On est passé d’une transcription pour orgue d’une pièce de Vivaldi jusqu’à une transcription d’une pièce conemporaine de guitare en passant par la suite gothique de Léon Boellmann.

L’orgue du Sacré-Cœur (typique des orgues du XX° siècle) où jouèrent les plus grands organistes eut à une époque récente plus de 70 jeux répartis en deux endroits de l’église, une partie de l’orgue était dans la tribune près du chœur. Une malencontreuse restauration autour de 1975 retira 18 jeux parce que l’ensemble semblait trop complexe à maitriser pour les organistes de l’époque.

Ce qui reste est toutefois encore étonnant de capacités puisqu’on peut tout jouer. L’organiste (Dominique Richaud) et son fils surent nous le montrer.

                             Extrait du blog du Père Jean Lamblot, curé du Sacré-Coeur