Saint Guillaume
Guillaume de Dijon, dit aussi de Volpiano, naquit en Piémont en 962. Il devint en 990 abbé de Saint-Bénigne ; il réforma l’abbaye dont il reconstruisit l’église.
Guillaume de Volpiano, ou « de Dijon », est un religieux et réformateur liturgique piémontais.
Guillaume naît en 962 à Volpiano (Piémont) dans un milieu noble. Il entre en 969 au monastère San Michele de Lucedio vers l’âge de 7 ans en tant qu’oblat. Il rencontre l’Abbé de Cluny, alors en voyage en Italie, qui l’amène dans l’abbaye mâconnaise ; il y devient moine.
En 989, l’évêque de Langres demande à l’abbé de Cluny des moines expérimentés pour restaurer le monastère Saint-Bénigne de Dijon. Guillaume de Volpiano en fait partie. En 990 il en devient abbé, et introduit la réforme clunisienne. L’évêque de Langres lui confie aussi l’abbaye de Saint-Pierre à Bèze. Il est ensuite appelé pour réformer les abbayes de Saint-Arnoul (près de Metz), et Saint-Evre de Toul. Vers l’an mil, Guillaume devient l’abbé de Saint-Vivant de Vergy qui lui a aussi été confiée. Il est ensuite chargé des abbayes Saint-Jean-de-Réome (à Moutiers-Saint-Jean), Saint-Michel (Tonnerre) et Notre-Dame (Molesmes). Il fonda les prieurés de Saint-Etienne de Beaune, de Veuvey et de Salmaise. Il devient abbé en d’autres lieux de France et d’Italie.
Il a – directement ou indirectement – dirigé plus de 40 abbayes, dans lesquels il a introduit la réforme clunisienne. Il a placé ses disciples à la tête de nombreuses d’entre elles, principalement en Bourgogne et en Normandie, et participé à la construction – ou reconstruction – de ces abbayes.
Moine très austère et d’une grande vertu, voyageur, influent dans la vie politique, réformateur du chant liturgique et fondateur d’écoles, il mourut dans son monastère de Fécamp le 1er janvier 1031. Au total, il aura réformé une quarantaine de monastères.
Guillaume meurt à Fécamp le 1er janvier 1031, inhumé dans l’abbaye de la Sainte-Trinité.
Fêté le 3 janvier – Mémoire facultative