Le Carême à  Meursault et Nolay : un premier bol de soupe

1836Mardi 7 mars, une quarantaine de personnes se sont retrouvées à Meursault, autour du père Dominique Garnier, pour une étape sur le chemin du Carême.

Les chrétiens de Terre Sainte

Monsieur Gérard Drexler, de l’Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, nous a présenté la situation difficile des chrétiens de Terre Sainte.  Que ce soit pour le travail, le logement, ils se sentent citoyens de seconde zone. Une vidéo nous a permis de les écouter nous raconter leur quotidien, et déplorer la tentation de fuir ce pays… Ce sont eux qui gardent vivante la foi, là où Jésus a vécu.

Nous apporterons donc notre aide au séminaire de Beit Jalah, pour la formation de 70 séminaristes ; ainsi qu’au village de Taibeh, seul village 100% chrétien de Palestine.

Les enfants n’étaient pas présents au bol de soupe, mais chaque famille a reçu un « kit Carême » pour vivre ensemble la préparation à Pâques. Dans ce kit, une enveloppe permet aux  enfants de déposer, au long du Carême, les économies qu’ils parviennent à faire, en se privant, en aidant… Leur partage ira à la construction d’une école à Ramalah.

Les œuvres de miséricorde et la visite aux malades

Au cours de la deuxième partie de la soirée, nous avons réfléchi aux œuvres de miséricorde,  pour continuer à mettre en œuvre l’Année jubilaire.  Nous nous sommes arrêtés sur la visite aux malades.1836_3

La parabole du Bon Samaritain nous invite à contempler le Christ qui se penche vers les blessés que nous sommes et qui vient à notre secours. Cet Evangile nous appelle à retrouver le sens profond de notre baptême, de notre confirmation, qui nous identifient au Christ : à nous de prendre soin de nos frères malades, de prendre le temps d’être avec eux. « Le temps passé à côté du malade est un temps sacré, nous a rappelé le père Garnier. Lorsque nous nous approchons avec tendresse de ceux qui ont besoin de soin, nous leur apportons l’espérance et le sourire de Dieu dans les contradictions du monde. »

Pour terminer, nous avons évoqué des moyens concrets pour les garder reliés à la communauté paroissiale : les visiter, leur porter la communion, mais aussi les confier à la prière de tous.

En attendant le prochain bol de soupe, le 4 avril à Nolay, nous méditons sur cette  citation d’un évêque du 4ème siècle,  Astérius d’Amasée :

1836_4« Nous avons le même créateur, la même mère la terre dont nous avons été formés, la même dignité spirituelle, et la même espérance de vie future… Quand tu vois un homme, c’est toi-même que tu vois en lui. Aussi les malheurs, les maladies, les épreuves d’autrui, faut-il les regarder avec bonté comme douleurs et dommages personnels. »

Sœur Maryvonne Sampic

Photos © Sœur Maryvonne Sampic