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Dijon : inauguration de la cité internationale de la gastronomie et du vin

Le 6 mai 2022, François Rebsamen, maire de Dijon et président de la métropole, a inauguré la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin, en présence des personnalités de la région Bourgogne-Franche-Comté.

18 000 personnes ont ensuite pu visiter le site durant le week-end festif d’inauguration. Parmi eux se trouvaient nombre de nostalgiques de l’ancien Hôpital général, qui avait fermé ses portes en 2015 après le transfert des derniers malades vers le CHU François-Mitterrand. Ils n’auront pas été déçus par la métamorphose du site.

Ils auront pu vérifier que l’héritage des Ducs de Bourgogne a en réalité été sauvé par la création de la Cité internationale de la Gastronomie et du Vin qui a notamment permis la restauration de la chapelle Sainte-Croix de Jérusalem édifiée en 1459 au sein de l’Hôpital du Saint-Esprit fondé par Eudes III, en 1204, avec la bénédiction du pape Innocent III. Le Duc de Bourgogne avait eu à cœur de construire à Dijon un hôpital qui accueillerait les pèlerins, les pauvres, les malades, les vieillards et les enfants abandonnés.

À la faveur de la restauration de ce joyau de l’art gothique flamboyant, une scénographie a été mise en place qui offre un lieu de recueillement. Des œuvres de musique sacrée – évoquant le caractère funéraire de la chapelle – y sont diffusées. Un banc invite le visiteur à la contemplation des œuvres d’art … et – pourquoi pas … – à  une action de grâce pour la vie exemplaire du Vénérable Bénigne Joly, surnommé à Dijon « le Père des Pauvres ». Connu pour ses nombreux bienfaits, l’archidiacre de Saint-Etienne avait été sollicité par le président du Parlement de Bourgogne pour prendre en charge cet hôpital devenu l’hôpital Notre-Dame de la Charité. C’est là qu’il fonda l’ordre des Filles de Notre-Dame de la Charité, dont une communauté rayonne encore à Talant. C’est dans la chapelle Sainte-Croix de Jérusalem que Bénigne Joly avait été inhumé en 1694.

L’ancienne « Grande Salle des Malades »  érigée au début du XVIe siècle, transformée en chapelle au milieu du XIXe siècle, est devenue la « Chapelle des Climats ». Mais ce changement de destination a été réalisé dans le respect du lieu où tant de malades et de familles de patients sont venus prier. Au « 1204 », centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine de Dijon, sont d’ailleurs exposées des photographies de la chapelle et même de son ancien aumônier !

Cet espace, qui conserve son « chœur », ses stalles et les statues de Jean Dubois, propose des expositions invitant à la compréhension du vignoble bourguignon et de ses « climats ».

Nouvelle occasion de rendre grâce pour « le fruit du travail des hommes » !

La Cité de la gastronomie est bien partie pour devenir « cet espace de vie et de partage » rêvé par François Deseille, adjoint au maire de Dijon, délégué à la CIGV. Notre archevêque, Monseigneur Antoine Hérouard, était bien sûr présent lors de l’inauguration.

Texte et photos de Marie-Aleth et Marie-Do Trapet