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Messe de réparation 2022 en l’église Saint-Michel de Dijon

Une étoile brille discrètement devant l’église Saint-Michel de Dijon. Elle est faite de pavés … mais elle révèle une longue histoire !

Comme chaque année depuis … 1826, le 10 février, est célébrée une messe de réparation, « pro reparatione injuriarum SS. Sacramento », comme il est écrit dans l’acte de fondation de cette messe « à perpétuité » …

La profanation de la Sainte-Hostie de Dijon a eu lieu devant l’église, le 22 Pluviôse de l’An 2 (10 février 1794), lorsque cinq agents du Conseil communal, en présence de Montéléon, curé jureur, procédèrent à son « brûlement. La veille, la commune de Dijon avait réquisitionné l’église Saint-Michel pour en faire le temple de « La Raison » … La Sainte Hostie était chère au cœur des Dijonnais ! C’est le pape Eugène IV qui avait donné l’Hostie Miraculeuse au duc Philippe de Bourgogne (Philippe le Bon) lequel l’avait alors offerte à la ville de Dijon.

La relique avait été placée dans la chapelle du palais qui avait été fondée en 1172, à la suite d’un vœu fait par Hugues III, s’il échappait au naufrage au cœur d’une tempête, alors qu’il naviguait vers la Terre sainte. En accueillant ce trésor, la chapelle de « Monseigneur le Duc » était devenue la « Sainte Chapelle » ! À la fermeture de la Sainte Chapelle, le 18 janvier 1791, la sainte Hostie en fut retirée et trouva momentanément un asile dans l’église Saint-Michel, dans le tabernacle de l’autel de la Sainte-Vierge.

Le chanoine Christian Baud, curé de Saint-Michel de Dijon, gardien des reliques de sainte Elisabeth de la Trinité, attachée elle-même à l’adoration perpétuelle, a célébré seul cette Messe de réparation ce 10 février 2022. Contraint à une période d’isolement sanitaire, le père François-Xavier de Guibert, accompagnateur de l’équipe de la Sainte Chapelle de l’adoration perpétuelle, était … en communion avec la communauté réunie à Saint-Michel. Les fidèles ont processionné jusqu’au parvis de l’église, avant un temps d’adoration de cette Hostie … toujours sainte ! Une rose avait été déposée sur l’étoile par Sixtine, accompagnée par les sœurs de la congrégation franciscaine adoratrice et réparatrice du Sacré-Cœur, les « sœurs de la rue Dubois » – désormais accueillies au sein du presbytère de Saint-Michel. C’est dans leur chapelle toute proche de l’église que notre archevêque avait institué, le 3 avril 2005, une adoration perpétuelle … qui se perpétue !

Texte et photos de MAT