A la découverte…de l’équipe missionnaire mobile

L’équipe missionnaire mobile existe dans le diocèse de Dijon depuis une quinzaine d’années. Son aumônier, le père Raoul Mutin, explique :

« Nous sommes une équipe de 5 personnes actuellement. Au départ, il s’agit d’un souhait diocésain. Il y avait plusieurs objectifs à la base, notamment toucher ceux qui sont loin de l’Eglise. Et également réveiller la foi de ceux qui ont été baptisés et qui ont un peu « décroché ».

Notre première mission étant l’évangélisation, on a proposé beaucoup de soirées de toute sorte, un peu partout dans le diocèse. On a privilégié le monde rural, car il y a déjà beaucoup de choses sur Dijon. On est allé parfois visiter des villages très isolés.

Des soirées autour de l’actualité

Nous nous voulons réactifs, on a donc souhaité organiser des soirées liées à l’actualité. Par exemple quand Sœur Emmanuelle nous a quittés, on a monté une veillée en deux jours. Ou encore en 2016, on a fait une soirée pour les 100 ans de la mort de Charles de Foucauld, à Venarey-Les Laumes, en raison de la présence, là-bas, des petites sœurs de Jésus. Plus récemment, en février, on est allés au Carmel de Beaune pour méditer sur les mystères de l’enfance du Petit Roi de Grâce.

Nos outils sont les images, le chant, la musique. Et, surtout, le témoignage.

Un exemple : on a fait pas mal de soirées autour de la figure de Saint Martin, connu pour avoir partagé son manteau. Il faut savoir qu’il y a 65 églises Saint-Martin dans le diocèse. On s’est dit que ce saint était un beau symbole du partage, une belle opportunité pour évangéliser.

Le partage et le témoignage pour attirer à l’église

Nous nous sommes donc rendus dans pas mal de villages : on est allés préparer, rencontrer des gens qui sont impliqués dans des associations, ceux qui ont des talents, qui sont musiciens, tailleurs de pierre… On leur a demandé de venir témoigner de leurs passions. Ensuite, on leur disait qu’à notre tour, on allait leur partager la vie de Saint Martin. Et puis on leur parlait de l’Évangile, de la Bonne Nouvelle… Certains qui ne mettaient jamais les pieds dans une église venaient à cette occasion.

Pour rendre compte de ce qui les anime, on les photographie, on montre leur passion. Puis on passe les images pendant la soirée, pendant qu’ils témoignent. Ça les interpelle, qu’on prenne du temps avec eux, qu’on s’intéresse à eux…

Valoriser le patrimoine local

On a fait une série dans les petites chapelles locales. On a fait témoigner des personnes d’autres lieux et sanctuaires… Parfois, trois ou quatre sanctuaires étaient évoqués en même temps. Pour finir, on priait le chapelet, on leur parlait de Marie.

On a toujours essayé de valoriser le patrimoine local : ça touche les gens qu’on leur parle de l’histoire de leur village !

Par ailleurs, notre équipe témoigne elle aussi ! Les membres de notre équipe sont assez engagés : on a une personne qui travaille à l’Arche, une religieuse qui est partie en Afrique… On avait au sein de l’équipe des gens qui travaillaient à Lourdes Cancer espérance.

Pour faire toucher des gens qui sont loin de l’Église, il faut faire un lien avec leur vie : il s’agit de réveiller leur foi ! »