L’Église au Maroc, minoritaire mais vivante.

Dans la perspective du mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, les membres du CMR. (Chrétiens dans le monde rural) de l’Auxois ont invité le père Daniel Nourissat à la maison natale de Catherine Labouré, à Fain-les-Moutiers le 7 juillet, pour parler de sa riche expérience au Maroc depuis plus de treize ans.

Voici une synthèse de son intervention :

En septembre dernier, le père Nourissat a été nommé curé de Rabat, avec un autre prêtre de notre diocèse, le père Yves Grosjean. Il a été auparavant curé de Casablanca, et vicaire général de Mgr Vincent Landel, désormais retraité.

François d’Assise a envoyé ses frères au Maroc, il y a huit siècles. Aujourd’hui, les chrétiens y sont des étrangers, d’origines diverses : entrepreneurs expatriés, diplomates dans la capitale, mais aussi, toujours plus nombreux, des étudiants subsahariens et des personnes migrantes. L’Église doit être une famille accueillante et ouverte au dialogue islamo-chrétien.

Une Église « signe de la présence de Jésus »

Le grand événement de l’année 2019 a été la venue du Pape François, les 30 et 31 mars, qui a connu un retentissement médiatique très important. Ce fut un grand moment de rencontres très fortes non seulement avec la communauté chrétienne, mais également avec les musulmans. Il faut notamment rappeler la visite à l’institut de formation des imams où, côte à côte, le Pape et le roi Mohamed VI ont participé à un temps spirituel musical avec l’orchestre philharmonique du Maroc qui accompagnait trois solistes chantant tour à tour une prière musulmane, juive, et chrétienne.

Le petit nombre des chrétiens a impliqué la consolidation des relations œcuméniques, notamment par la création de l’institut œcuménique de théologie Al Mowafaqa, destiné à former ensemble des pasteurs de l’Église évangélique et des permanents pastoraux de l’Église catholique par des professeurs protestants et catholiques venus d’Europe, d’Afrique et du Moyen Orient.

Au Maroc, les chrétiens sont serviteurs de l’Espérance, et amis des marocains. L’Église y est le signe de la présence de Jésus.

Après la récitation du Notre Père en arabe par le père Daniel, un repas convivial a été partagé dans le parc de Filles de la Charité, qui sont implantées dans de nombreux pays du monde.

Pour en savoir plus : dioceserabat.org et almoafaqa.com

Jean-François Minonzio