Les équipes funérailles réunies pour une journée de formation

Le samedi 10 novembre, environ 60 personnes se sont rassemblées à la Maison Diocésaine pour la journée annuelle de formation des membres des équipes funérailles. Le thème était : « Prier pour les défunts ? ».

Dans ses interventions du matin, le père Dominique Garnier est revenu sur le grand rendez-vous de chaque personne avec le Christ, lors de la mort. Moment crucial où la personne va poser son dernier acte de liberté, « voyant » en face un amour qu’elle connaît peut-être déjà, selon sa foi, ou qu’elle n’a parfois jamais découvert durant son chemin terrestre. Sa propre vie, éclairée par l’amour du Christ, lui apparaît dans toute sa vérité : avec ses actes d’amour envers les autres, mais aussi avec ses ombres, ses mauvais choix, ses péchés. Elle peut se décider à rejoindre le Christ pour l’éternité, ou s’en détourner pour toujours, mystérieusement.

« Faire passer » l’espérance chrétienne

Même les personnes qui choisissent de vivre dans la lumière du Christ ne sont pas forcément prêtes à accueillir tout de suite cet amour aveuglant… Elles vont cheminer, dans la joie déjà, mais aussi dans une certaine douleur, avec le regret de leurs manques d’amour passés. Ce chemin, ce « temps » non terrestre, est appelé purgatoire dans la Tradition de l’Eglise. Cette dernière encourage les fidèles à donner un « coup de main » aux défunts qui sont en marche vers la pleine lumière. Outre les multiples formes de prière, l’aide la plus grande donnée au défunt l’est dans l’Eucharistie, quand elle est célébrée spécialement pour lui. Ainsi, quand on demande à un prêtre de célébrer la messe pour une personne décédée, c’est comme une étreinte d’amour qui lui est faite par le Christ, qui donne sa vie pour elle, ici et maintenant.

L’après-midi, par groupes, les personnes ont travaillé sur des textes profanes qui sont parfois lus lors des obsèques. Certains sont très beaux, plein d’espérance, d’autres présentent une vision de la mort moins compatible avec la foi chrétienne.

Cette journée annuelle est l’occasion pour les équipes du diocèse de se retrouver, et d’échanger sur les joies et les problèmes rencontrés sur le terrain. Le plus grand défi est celui de l’absence de culture religieuse des familles rencontrées, la difficulté de « faire passer » un peu de l’espérance chrétienne de la résurrection aux familles qui sont dans la tristesse. Les funérailles sont, de fait, l’un des plus grands lieux d’évangélisation.

Laurence Viel