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Venarey-Les Laumes : l’église Sainte-Chantal fête ses 50 ans !

Le 1er juillet dernier, la paroisse de Venarey-Les Laumes était en fête à l’occasion des 50 ans de son église Sainte-Chantal, à Venarey-Les Laumes.

La messe a été concélébrée par le père Lionel Canat, curé de la paroisse, les pères Jean Demaizières et Jean-Paul Clerc, anciens curés, le père Paul Royet, qui a été séminariste et qui a été ordonné diacre dans cette église, le père Barthélémy de l’abbaye de Flavigny-sur-Ozerain et du diacre permanent Francis Ledugne, diacre du doyenné.

Après la messe, une centaine de personnes s’est retrouvé autour d’un repas convivial avant de découvrir l’exposition réalisée à l’occasion de l’anniversaire.

Voici un petit retour historique sur « les » églises des Laumes *

La chapelle Sainte-Marguerite

Elle daterait, selon le linteau de la porte, de 1480. Dans les textes, la chapelle a été construite pour les commodités des habitants. Les matériaux de construction étaient de piètre qualité. Elle se dégradait très vite.

Ne servant plus au culte depuis plusieurs années, après la construction de l’église Sainte-Chantal, après avoir été vandalisée et subi un début d’incendie, elle fut démolie en 1952 pour éviter d’éventuels accidents mais surtout pour agrandir le préau de l’école des garçons du « Bourg ». L’avis de démolition a été signée par le maire de l’époque, M. Chaix.

L’église Sainte-Jeanne de Chantal n°1

La chapelle « provisoire » a été construite et financée en 1922 par le PLM, sur un terrain lui appartenant, au milieu de champs. Le père Bochot, curé de l’époque, avait refusé la construction d’une église nouvelle en prétextant un manque de paroissiens. Mais les dirigeants du PLM considéraient que les agents perdaient trop de temps pour se rendre à la messe à l’église Saint-Germain de Venarey Village ou à la chapelle Sainte-Marguerite.

Pour le PLM, il s’agissait de prendre en compte chaque instant de la vie de ses agents pour assurer leur bien-être moral et celui de leur famille mais aussi un moyen de contrôler son personnel en orientant totalement celui-ci dans et hors du dépôt et des différents services.

On sait très peu de choses sur la construction de cette église. C’était en fait un ancien hangar pour locomotives, habillé extérieurement pour ressembler à une église en architecture romano-byzantino-ferroviaire.

Les poutres métalliques servant à la construction de la toiture ont été fournies par le PLM de Nîmes. Elles ont été conservées lors de la rénovation et forment les douze colonnes intérieures (chiffre symbolique des douze apôtres appelés eux aussi les colonnes de l’église).

Cette église ressemblait, vue de loin, plus à un hangar qu’à une église. Un petit campanile avec sa cloche la surmontait, lui donnant un style religieux.

Cette cloche, qui se trouvait dans l’une des remise des outils du presbytère, a été sortie à l’occasion du 50ème anniversaire par le père Canat.

Le presbytère fut construit vers 1930 sur un terrain du PLM avec des fonds du PLM. C’est le presbytère actuel. A l’époque, étaient logés Monsieur le Curé, son abbé, les bonnes et le patronage religieux pour des garçons au rez-de-chaussée.

Avant sa construction, le catéchisme était organisé dans des cabanons derrière l’église et la cure se situait route de Montbard.

Le sœurs de Saint Vincent de Paul s’occupèrent du patronage  des filles du centre d’œuvre, avenue d’Alésia de 1932 jusqu’en 1962,. Une chapelle existait au premier étage de leur bâtiment.

La population s’accroissant, les prêtres successifs demandèrent la construction d’une nouvelle église. Un legs providentiel d’une famille de la paroisse va permettre  de concrétiser la demande des prêtres. Le père Jean Demaizière, curé de l’époque, informe son conseil de la bonne nouvelle.

Une étude est lancée. Il s’avère que le legs ne suffirait pas. On crée alors l’association inter-paroissiale et un appel à la générosité des paroissiens est lancé.

L’église Sainte-Chantal n°2

La rénovation est importante. Seule l’ossature métallique du hangar a été conservée.

Les travaux, d’après les plans de Jacques Pioleau, architecte renommé, ont débuté fin octobre 1967 pour s’achever fin juin 1968.

Lors de la messe d’inauguration, le 28 juin 1968, le Chanoine Vinceneux, chargé des constructions diocésaines, disait : « C’est un jour de fête que celui de l’entrée dans une nouvelle église dont l’architecture est favorable à la prière. Celle-ci doit permettre une renouveau de la vie chrétienne. Cette église est simple et sans signe de richesse. Elle est belle par la sincérité de ses matériaux et l’audace de sa conception moderne » avant d’ajouter : « A quoi bon bâtir une église s’il n’y avait pas de prêtres ? Nous devons prier pour les vocations et espérons que l’entrée dans la nouvelle église des Laumes le jour de la fête des Saints Apôtres Pierre et Paul constituera pour la paroisse une nouvelle étape ».

La construction de cette église, réalisée après la séparation de l’Eglise et de l’État, fut un évènement unique dans la vie des entreprises locales qui y participèrent.

L’église a été consacrée par Monseigneur André Charles de la Brousse, évêque de Dijon, le 24 novembre 1968.

Les 20 ans de l’église ont été célébrée en 1988 par le père Jean-Paul Clerc qui a notamment écrit : « Si l’extérieur de l’église est austère, sans clocher ni campanile pour la signaler, l’intérieur a conquis tous les visiteurs et surtout les membres de la communauté qui s’y réunissent. Netteté, simplicité, intimité malgré le volume, plantes dans les jardins, tout cela invite au recueillement. On s’y sent bien. A certaines occasions heureuses, fêtes ou professions de foi, ou douloureuses comme des funérailles, l’espace de la « tente » supporterait d’être un peu plus large mais c’est aussi une façon de se montrer très proches dans les joies comme dans les peines ».