Retour sur la conférence de Dom Quenardel et Alain Vasseur

En 2017,
Dom Olivier Quenardel avait ‘ausculté’ le silence. Cette année, accompagné de l’un de ses frères : Frère Bertrand, il est venu entretenir une assemblée – réunie en nombre- de la parole, comme source (thème de la semaine culturelle du diocèse de Dijon).
« Au commencement était le Verbe… »
A raison de la place du verbe dans notre langage, lui qui donne le sens de la phrase, le duo monastique a été articulé autour de cinq verbes porteurs de sens dans nos relations humaines et dans l’organisation de la société : nommer, contracter, gouverner, pardonner et célébrer… A la fin de son propos, le Père Abbé de Cîteaux a évoqué la « vie parlante » du colonel Arnaud Beltrame et des moines de l’Atlas, des « sommets d’humanité ».

Alain Vasseur, animateur de « L’Espace des Expressions Bachelard », en lien avec le centre hospitalier La Chartreuse, et directeur du festival « Itinéraires singuliers », a témoigné alors de la nécessité absolue de donner la parole aux malades… pour les aider à la prendre.


Alain Vasseur nous a rappelé l’éthymologie de ce mot (cum-panis), soulignant l’importance de l’accompagnement, faisant en cela écho à l’évocation, par Dom Olivier, du vocabulaire de la Règle de Saint-Benoît. Jamais le législateur des moines d’Occident ne présente l’abbé comme un « chef ». Au contraire, il écrit (au chapitre 64 de sa Règle) : « Que l’abbé sache bien qu’il lui faut plutôt songer à être utile qu’à être le maître […]. Qu’il ait constamment devant les yeux sa propre fragilité et qu’il se souvienne qu’il ne faut pas briser le roseau fléchi » …