Décès & Obsèques : Chanoine Marcel BOURLAND

Décès du Chanoine Marcel BOURLAND

BOURLAND Marcel (2)Le père Marcel Bourland, prêtre du diocèse de Dijon intronisé Chanoine il y a quelques jours, est décédé ce dimanche 3 mai 2015 à la résidence des Petites soeurs des pauvres « Ma Maison » à Dijon.

Ses obsèques seront célébrées
le samedi 9 mai 2015 à 9h
en l’église Saint-Michel de Dijon
.

Ci-dessous, l’avis de décès du vicaire général, le père Eric Millot.

Avis de décès du Chanoine Marcel BOURLAND


Homélie du P. Bernard Card aux obsèques du chanoine Marcel BOURLAND

SAMSUNG

Le Chanoine Marcel Bourland est décédé le dimanche 3 mai 2015. La célébration de ses obsèques ce samedi 9 mai dans une église Saint-Michel de Dijon remplie de fidèles a permis d’entendre quelques témoignages sur sa vie et son oeuvre. D’autres nous sont également parvenus par différents biais. Voici quelques-uns de ces textes évoquant la vie du père Marcel Bourland.

Marcel Bourland a passé presque toute sa vie à Dijon.

Il y est né en 1932 et c’est à l’église Notre-Dame de Dijon qu’il a été baptisé quelques jours après sa naissance. Il a fait ses études au lycée Carnot avant d’entrer en grand séminaire.

Et c’est le 29 juin 1957 qu’il a été ordonné prêtre pour le diocèse de Dijon en la cathédrale Saint-Bénigne.

Son premier ministère fut d’être vicaire à Beaune entre 1957 et 1960. Les trois seules années passées en dehors de Dijon, puisque dès 1960, il commence une longue période dans l’enseignement catholique dont la porte d’entrée fut d’être préfet de division à St-François de Sales avant d’en devenir directeur en 1965.

En 1972, il devient curé de la paroisse du Sacré-Cœur tout en étant co-directeur de l’école Notre-Dame.

C’est en 1993 qu’il devient curé de cette paroisse Saint-Michel où beaucoup d’entre vous l’ont connu et apprécié.

A l’âge de 75 ans, il accepta de devenir aumônier de la résidence des Petites sœurs des pauvres où il a continué son ministère de prédication et d’accompagnement spirituel tant que sa santé le lui permit.

Notre archevêque souhaita le nommer chanoine titulaire du chapitre métropolitain de Dijon. C’est avec joie qu’il accepta ce nouveau ministère de prière pour le diocèse le 23 avril dernier. Mais c’est quelques jours après avoir été installé dans cette nouvelle fonction qu’il est décédé, subitement.

Réunis ce matin autour de son corps pour cette célébration, nous entourons sa famille de notre affection, et nous voulons laisser monter vers Dieu notre prière pour Marcel Bourland mais surtout notre action de grâce pour tout ce que nous avons reçu de lui.

Père Eric Millot, vicaire général

Au nom des Jeunes du Sacré-Cœur : Marc, Christophe, José, Filipé, Nathalie, Philippe, Francine, Christophe, Stéphanie, Christian, Patrice, Patrick, Claude, David, et les centaines d’autres jeunes qui ont eu la chance de croiser la route du père Bourland; nous tenons à lui rendre hommage et à le remercier.

Pour beaucoup d’entre nous, en plus d’être notre curé, il a été un conseiller, un second père, un parrain, un grand oncle et parfois un professeur bienveillant. Certains se souviennent encore de quelques dimanches soirs, où veilles de rendre un devoir de philo, il se rendait disponible pour nous donner si facilement les réponses au sujet. Il partait alors dans une grande tirade, et notre seul talent consistait à noter le plus rapidement possible toutes ses idées.

 Il a aidé pour beaucoup d’entre nous à devenir Quelqu’un, à trouver sa voie scolaire, son chemin professionnel, sa profondeur spirituelle, et surtout à suivre le chemin du Christ.

Il était de ces hommes qui savent aussi donner des coups de mains financiers avec toute discrétion.

Il s’adaptait à chacun, tout en menant d’une main de fer dans un gant de velours sa paroisse. Il respirait l’autorité et on pouvait craindre ses colères… mais leur cause et leur durée restaient superficielles et passagères ; comme par exemple l’inorganisation : « avant l’heure, ce n’est pas l’heure ; après l’heure, ce n’est plus l’heure ».
Certains d’entre nous ont pris en exemple cette autorité, cette capacité à manager, à fédérer, à gérer son Eglise comme une entreprise spirituelle, au service de Dieu.
C’était avant tout le monde, un homme d’informatique, un homme de marketing au service de l’Evangile.

L’Eglise était pleine, pleine de jeunes heureux de se retrouver à l’heure de la messe, à l’heure aussi après la messe pour manger quelques chips et boire un coca avec lui, pour les privilégiés que nous étions.

Chacune et chacun d’entre nous avons tellement de souvenirs marquants à ses côtés, et nous réalisons encore plus ce jour la chance de l’avoir côtoyé.

Père Bourland, au nom de tous, merci

Des jeunes du Sacré-Coeur de Dijon

Oui, Marcel aura été un serviteur passionné de Jésus, de l’Évangile et de l’Église.

Je vous serai uni par la prière.

De tout cœur !

Mgr François Garnier, archevêque de Cambrai

Je ne manquerai pas cependant de prier pour ce prêtre qui m’a profondément marqué, en particulier par son intimité avec Jésus Ressuscité dont il témoignait avec une conviction peu commune et très marquante pour un jeune garçon… Pour le servant d’autel que j’étais de nombreuses années à Saint-Michel, c’était en particulier perceptible dans son attitude quand il célébrait la messe. Nul doute que cela a compté dans l’éclosion de ma vocation sacerdotale. Je me souviens d’avoir été saisi à plusieurs reprises par la ferveur qui l’habitait quand il se penchait sur le pain et le vin pour prononcer les paroles de la consécration.

Il m’avait confié, quand je suis rentré au séminaire, que j’étais son quatorzième servant d’autel à rentrer dans les ordres.

Avant et pendant mon séminaire, il m’a aussi dit à plusieurs reprises en évoquant sa vie sacerdotale longue de plus de cinquante année: « Si c’était à refaire, je le referais sans hésiter. » Ce sont des mots qui illuminent les journées d’un séminariste !

Je rends grâce à Dieu avec le diocèse de Dijon où il a eu la grâce de servir pour la fécondité de la vie sacerdotale du père Bourland. Je mesure aujourd’hui combien je lui suis redevable et combien il reste pour moi un modèle de prêtre, de coeur sacerdotal.

Je le confie à la miséricorde du Ressuscité avec grand confiance. J’imagine sa joie de voir enfin face-à-face celui qu’il a fréquenté si intimement dans la foi et qu’il n’a cessé de chercher avec enthousiasme.

Le diocèse de Dijon perd vraiment un beau prêtre.

Je prie avec vous pour que le Seigneur le reçoive dans la lumière de son visage.

Un jeune prêtre

Je serai en union de prière avec le diocèse pour que le Seigneur accueille dans sa paix celui qui s’est tant dépensé pour sa vigne. J’en ai été témoin au Sacré-Coeur. Je prie aussi pour mon diocèse de Dijon une fois encore éprouvé.

Père Daniel Nourissat

Nos routes se sont maintes fois croisées. Ce fut tout d’abord à la Maîtrise de la cathédrale où nous avons loué ensemble le Seigneur sous la direction de Joseph Samson. Au terme de nos études nous nous sommes retrouvés à Beaune en 1957 : Marcel Bourland récemment ordonné prêtre était nommé vicaire à Notre Dame, trois jours plus tard j’étais désigné par mon journal pour prendre la responsabilité de l’agence locale .

Le père Bourland a baptisé cinq de mes six enfants , il était le parrain d’une de mes filles.

Lors de son retour à Dijon, le père Bourland, curé du Sacré-Cœur, a institué la prière du matin à laquelle j’ai souvent participé puisque j’habitais  avenue du Drapeau à proximité de la « Maladière. » Cette prière quotidienne a bénéficié durant plusieurs années de la participation de l’ancien accompagnateur de la Maîtrise de la cathédrale. C’est aussi au cours de ses années au Sacré-Cœur qu’ont pris naissance les  veillées mensuelles du Renouveau charismatique.

Je suis allé plusieurs fois au centre de rééducation « Divio »  rendre visite au père Bourland qui suite à une chute a été victime d’une fracture du col du fémur.

Nous avons fréquemment prié ensemble. Depuis qu’il résidait  à « Ma Maison » nous nous rencontrions  à la fin de la messe. Il avait souhaité cette rencontre  qui s’est déroulée le jour même de son décès. Je l’avais trouvé en bonne forme, me citant  de mémoire les prénoms de mes six enfants et souhaitant que je lui envoie par internet leur situation et leur adresse, ce qui prouve l’intérêt qu’il portait à ma famille.

Jean Clerc

C’est le père Bernard Card qui a prononcé l’homélie lors des obsèques du père Bourland. Vous pouvez retrouver l’intégralité de ce texte dans le fichier PDF ci-dessous.

Homélie du P.  Bernard Card aux obsèques du chanoine Marcel BOURLAND