Décès & Obsèques : Père Pierre DIRAND

Décès du Père Pierre DIRAND

DIRAND PierreLe Père Pierre DIRAND,
prêtre du diocèse de Dijon,
est décédé ce vendredi 9 juin 2017
à l’hôpital de Montbard.

Son corps reposera au funerarium de Chatillon-sur-Seine.

Ses obsèques présidées par l’archevêque seront célébrées

le lundi 12 juin 2017 à 15h00

en l’église de Villaines-en-Diesmois (21).

Nous l’accompagnons de notre prière.

 

Ci-dessous (pdf) l’avis de décès du vicaire général.

Avis de décès Père Pierre DIRAND


Homélie du P. Didier GONNEAUD aux obsèques du P. Pierre DIRAND

DIRAND PierreCe lundi 12 juin, l’église de Villaines-en-Duesmois paraissait bien trop petite pour accueillir la foule des parents, paroissiens et des amis du P. Pierre Dirand venus lui rendre un dernier hommage et le confier à Dieu dans la prière.

L’archevêque, une dizaine de prêtres du diocèse dont le P. Hubert Naudet, curé de la paroisse d’Aignay/Baigneux, deux diacres, la chorale paroissiale dont Pierre Dirand était si fier et à juste titre, la foule de ceux qu’il avait rencontrés pour la célébration d’un baptême, d’un mariage, d’obsèques ou dans les rues du village : tous étaient là pour dire leur affection et tout ce qu’ils avaient reçu du P. Pierre Dirand depuis plus de 50 ans.

Humble vie de prêtre

C’est en Haute-Saône, à Faucogney, que Pierre Dirand est né, au sein d’une famille de 5 enfants. Et c’est d’abord en Haute-Saône (à Luxeuil les Bains puis à Faverney) qu’il commencera ses études avant d’aller à Besançon puis au séminaire de Dijon.

Ordonné prêtre le 1er mars 1958 en l’Eglise Notre-Dame de Dijon, son premier ministère fut d’être vicaire à Aisey-sur-Seine dès septembre 1958 puis vicaire à Baigneux-les-Juifs à partir de septembre 1962. Et dès cette date, il commence à desservir Villaines-en-Duesmois et à faire la connaissance de toutes les familles du village.

En 1971, il devient officiellement curé de Villaines-en-Duesmois et nous savons qu’il ne quittera plus Villaines même si à partir de 1991, il a élargi sa mission en recevant solidairement la charge des secteurs d’Aignay-le-Duc, Baigneux-les-juifs, St-Marc-sur-Seine et Villaines-en-Duesmois. A partir de 2001, il était appelé à cesser ses responsabilités mais il a tenu à continuer à coopérer à la pastorale de la paroisse d’Aignay-le-Duc.

Inutile de parler son attachement à Villaines : sa vie en est le meilleur témoignage. Depuis 1971, il y a vécu : le village et tous ses paroissiens sont devenus sa famille. Nous devons bien sûr nommer M. et Mme Etter qui ont tellement pris soin de lui et dont la disparition lui a causé tant de peine.

Ses paroissiens sont devenus aussi sa famille

Ces dernières semaines, l’âge, peut-être la lassitude, plus sûrement la maladie, l’ont obligé à ce long séjour à l’hôpital où malgré l’attention du personnel et la qualité des soins qui lui ont été apportées, il n’a pas pu reprendre les forces qui lui auraient été nécessaires pour supporter l’opération chirurgicale qui devenait urgente. Mais tout au long de ces semaines, il a pu vérifier l’affection que lui ont porté jusqu’au bout tous ses paroissiens qui n’ont cessé de venir le visiter et lui apporter tout ce dont il avait besoin.

Il a pu aussi vérifier l’attention fraternelle de ses confrères auxquels il a su confier à la fois sa souffrance mais aussi sa lucidité et sa volonté de se préparer à mourir en confiant sa prière, en montrant son attachement au bréviaire et au chapelet, en demandant et en recevant les Sacrements de l’Eucharistie, de la pénitence et l’onction des malades.

Jusqu’au bout, même dans sa chambre d’hôpital, il savait accueillir, mettre ses visiteurs à l’aise, leur dire sa reconnaissance… avec ce brin d’humour et son sourire malicieux qu’il n’a jamais perdu.

Aussi dans la célébration de ses funérailles, chacun a voulu confier au Seigneur le serviteur de l’Eglise. Sa famille, ses paroissiens, ses confères, nous demandons à Dieu qu’il manifeste à Pierre Dirand toute sa miséricorde en l’accueillant dans son Royaume.

Ses obsèques

Tout au long de la célébration de ses obsèques, les paroissiens ont su exprimer son attachement à celui qui fut leur curé et est devenu leur ami.

C’est le P. Didier Gonneaud, curé de la cathédrale de Dijon, qui a prononcé l’homélie dont vous pouvez retrouver le texte dans le pdf ci-dessous.

Homélie du Chanoine Didier Gonneaud aux obsèques du Père Dirand