Un jeune Côte-d’Orien part en mission en Thaïlande pour un an

Antoine Bouzereau, 21 ans, originaire de Côte-d’Or, a récemment été envoyé en Mission en Thaïlande en la Chapelle des Missions Étrangères (Mep) de Paris, le 28 avril dernier.

Il indique : « Avant tout propos, je tiens à élucider ce qu’est la Mission pour moi. […] La Mission donne sens à la vie du chrétien, car c’est le Christ lui-même qui, nous ayant remis son Esprit-Saint, nous envoie. Personne n’a choisi son lieu de naissance, mais à la différence des autres hommes, le chrétien fait le choix de vivre sa vie humblement dans la joie du Christ, ici et maintenant. Le chrétien est missionnaire, et sa mission est liée à sa propre histoire.

J’ai grandi dans une famille chrétienne dans notre belle campagne de Bourgogne. Je rends grâce aujourd’hui d’être né ici, car mes parents m’ont transmis dans mon éducation au moins deux choses qui m’ont fait tel que je suis : la foi et la dimension du service. Ils vivaient leur foi par une vie de prière quotidienne à laquelle les enfants se sont greffés au fur et à mesure. Par ailleurs, famille nombreuse de paysans oblige, il faut mettre la main à la pâte ! A l’âge de huit ans, je suis devenu scout, et ce mouvement continue d’achever ce que mes parents avaient largement entamé. »

Le jeune Côte-d’Orien poursuit : « Après mon bac, je me suis lancé dans deux années de classe préparatoire. […] Une fois dans mon école d’ingénieur, j’ai été mis face à la réalité. Je n’étais pas fait pour le numérique. Or, la formation proposée par l’école débouchait sur des métiers n’ayant pas beaucoup de sens pour moi. En plus de cela, après être resté assis deux ans à un bureau, je ne tenais plus en place, et me sentais confiné dans la grande ville nouvelle où se trouve mon école. J’ai beaucoup eu envie de m’évader, pour fuir cette réalité qui me correspondait guère. C’est là qu’a germé, je pense, l’envie de partir faire de l’humanitaire à l’étranger. J’avais besoin de trouver un sens à ma vie, en allant rendre service loin du tumulte ambiant, pour n’être influencé par personne.

« Je suis certain que les grâces seront nombreuses »

Mais alors, où partir, combien de temps et avec qui ? Dans quel but ? J’avais envie de partir seul, mais avec un organisme qui puisse me suivre au moins spirituellement. J’ai alors découvert les Missions Etrangères de Paris (MEP). Je pense que ce qui m’a le plus séduit avec eux est le fait que l’on ne choisisse pas son lieu de mission, mais qu’on le reçoive. Plus que de l’humanitaire, les MEP proposent une mission vécue dans la providence et la foi. J’ai passé quelques entretiens, et en fonction de cela et de leurs besoins, j’ai reçu la mission de partir chez les Karen en Thaïlande pendant un an. Je vais prêter main forte aux encadrants d’un foyer de garçons dans les montagnes du nord-ouest de la Thaïlande. Cette durée et ce dépaysement étaient une évidence pour moi, car j’ai besoin de ce temps de ressourcement pour revenir dans mon pays, l’an prochain, grandi. Je ne sais pas pourquoi le Seigneur m’appelle là-bas, mais je suis certain que les grâces seront nombreuses. J’ai toujours douté dans mon orientation, mais cette fois-ci, je suis certain que je serai vraiment à ma place.

Ce témoignage n’est pas là pour m’enorgueillir de ce que je fais car je connais mes nombreuses faiblesses. Mais si l’on met sa foi dans le Seigneur, alors on se relève pour aller toujours plus loin. Vous aurez compris qu’une mission ne se vit pas seulement à l’autre bout du monde mais d’abord ici et maintenant, et son point de départ est la prière, l’offrande de nos vie à Dieu qui nous a créé.

Je me remets donc à vos prières pour que ma mission en Thaïlande soit le fruit de Dieu avant d’être celui des hommes. Je pars début septembre 2019 pour rentrer fin août 2020. Cette mission a un coût financier auquel vous pouvez participer, mais sachez que vos prières seront pour moi le plus important.

Nous sommes appelés à la sainteté. La route est longue pour chacun, mais la récompense sera grande !