Profanation de l’église Notre-Dame de Dijon : la messe de réparation a été célébrée

Ce samedi 9 février, en début de matinée, l’église Notre-Dame de Dijon a été profanée : tabernacle ouvert, hosties répandues, nappe d’autel souillée, missel déchiré. Le soir même, à 17h30, Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, y a présidé une messe dite « de réparation ». L’église était remplie : des paroissiens, mais aussi des fidèles d’autres paroisses ou encore des personnes désireuses de partager la peine des catholiques dijonnais.

L’église est restée fermée en signe de deuil jusqu’au rite pénitentiel : Les lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l’Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu’il ne soit pas permis d’y célébrer le culte tant que l’injure n’a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques. (Canon 1211 du code de droit canonique)

Avant la célébration, prêtres et diacres ont revêtu les ornements violets, symboles de pénitence. L’autel a été « dépouillé » : les signes exprimant la joie, comme les fleurs et les luminaires, ont été retirés.

Importance de l’église Notre-Dame dans le cœur des Dijonnais

La célébration a été présidée par notre archevêque, pour signifier que la profanation touche toute l’Église diocésaine et non la seule communauté paroissiale. Mgr Minnerath a cependant insisté sur l’importance de l’église Notre-Dame au cœur de la ville et dans le cœur des Dijonnais, qui y vénèrent Notre-Dame de Bon-Espoir.

Les fidèles sont entrés en procession dans l’église, au chant de la Litanie des saints, comme on le fait lors de la dédicace d’une église. Notre archevêque a ensuite béni l’eau et en a aspergé l’autel pour le purifier. Les murs de l’église, ainsi que l’assemblée, ont à leur tour été aspergés, en rappel du baptême et en signe de pénitence.

Dans son homélie, notre archevêque a souhaité que cette célébration, dans sa gravité, témoigne de notre amour pour le Christ dans son eucharistie. Il a notamment indiqué : « Aujourd’hui, nous voulons réaliser combien le Seigneur nous est proche dans l’eucharistie et quel trésor il nous a confié, celui de sa présence dans ce monde ».

Une fois l’acte de réparation accompli par le rite pénitentiel, les célébrants ont revêtu les ornements verts du « temps ordinaire » avant d’entrer dans la liturgie eucharistique. L’autel a été alors à nouveau couvert et décoré de fleurs. Les servants ont apporté le pain et le vin qui deviendront le Corps et le Sang du Christ.