« J’ai admiré le dévouement généreux de nombreux paroissiens »

En septembre prochain, Don Claude-Noël Desjoyaux va quitter le diocèse de Dijon. Il explique :

« Après quatre belles années passées dans le diocèse de Dijon, au service des paroisses Dijon – Saint-Bernard et Fontaine-lès-Dijon, je suis appelé à un nouveau ministère dans le diocèse d’Amiens. Il s’agit d’une nouvelle implantation de notre Communauté Saint-Martin, au service de la cathédrale d’Amiens et de sa paroisse, ainsi que d’une autre paroisse dans les faubourgs du nord de la ville. Pour ma part, je m’occuperai plus spécialement de cette dernière. Avec les deux autres prêtres qui formeront notre petite communauté, nous aurons aussi un ministère auprès des établissements scolaires et des étudiants de la ville.

Je suis plein de gratitude pour ces quatre années passées dans ce diocèse, envers Dieu, bien entendu, mais aussi envers tous ceux que j’ai eu la grâce de rencontrer au gré de ma mission en Côte d’Or. J’ai admiré le dynamisme et la soif d’une vie chrétienne authentique des familles et des jeunes, le dévouement généreux de nombreux paroissiens, engagés dans des services ou œuvrant discrètement auprès de leurs proches, et le désir profond de devenir toujours davantage disciples missionnaires. Je tiens à remercier de manière toute particulière les prêtres du diocèse, pour la qualité de leur accueil très fraternel qui m’a beaucoup touché tout au long de ces années.

Pendant ma cette période à Dijon, j’ai aussi continué des études de théologie afin de pouvoir enseigner au séminaire de notre communauté. Elles ont spécialement portées sur un beau sujet : le sensus fidei. Il s’agit de la faculté que possède l’Eglise dans son ensemble, baptisés comme pasteurs, chacun à sa place et dans son rôle, pour discerner les choses de la foi. Cette faculté ne doit pas être confondue avec une opinion publique catholique. Le pape François en parle souvent comme d’un « flair des brebis ». Il est un don de l’Esprit-Saint qui pousse les baptisés à rechercher la juste manière de vivre la foi dans les circonstances de leur vie, dans leur temps et dans leur culture, et qui les détourne des fausses routes. Ce n’est pas une « science infuse », mais une conséquence de l’amour concret pour le Christ et de la fidélité à sa parole, qui passe par une écoute attentive de l’enseignement de l’Eglise et la pratique d’une vie droite. On peut connaître une personne par la somme des informations que l’on possède sur elle. On peut aussi la connaître, de manière plus intuitive, parce qu’on l’aime et qu’on vit avec elle. Ces deux modes complémentaires s’exercent aussi dans notre connaissance de Dieu. »