« Il y a un avant et un après cette journée des fiancés »

Après une première journée des fiancés organisée le 4 février dernier, une deuxième journée similaire se tient ce samedi à la Maison diocésaine de Dijon. L’occasion de revenir sur l’événement avec Victor Larger, délégué épiscopal pour la pastorale de la famille.

Qu’est-ce qui vous a poussé à initier le lancement de cette journée des fiancés, il y a trois ans ?

« Il se trouve que le mariage à l’Eglise est, quoi qu’on dise, un événement plébiscité par les jeunes couples. L’Eglise est la seule, soit dit en passant, qui se préoccupe de la préparation au mariage… Or, il arrive que ces mariages se tiennent sans assemblée chrétienne. On a cherché le moyen de donner aux fiancés une expérience d’Eglise et de montrer en quoi le Christ pouvait agir dans la vie d’un couple. Et même plus que cela, l’illuminer ! Il existait une journée similaire dans le diocèse d’Avignon, qui fonctionnait très bien, on a voulu faire la même chose à Dijon, dans le cadre de la pastorale diocésaine. »

Les fiancés sont-ils au rendez-vous ?

« La première année, ils étaient 35 couples. La deuxième année, 75. Et cette année, on en a plus de 100, ce qui nous a obligé à organiser deux journées au lieu d’une. »

Comment expliquer ce succès ?

« Les prêtres et laïcs qui envoient les fiancés à cette journée se sont rendus compte qu’il y avait un avant et un après. On a eu de nombreux retours de fiancés qui ont témoigné avoir vécu une expérience forte ce jour-là. En accueillant ces fiancés, on répond à l’invitation que nous fait le Christ d’évangéliser. Et le mariage est un moment de choix pour ce faire. »

Quels sont les temps forts de cette journée des fiancés ?

« Il y a tout d’abord les témoignages de trois couples qui parlent de la manière dont le Christ transforme et sauve leur couple et leur famille. Il y a ensuite une rencontre avec l’archevêque qui témoigne du fait que l’Eglise a un souci particulier d’eux. Enfin, les couples de fiancés sont accompagnés par des couples de « parrains », ce qui crée un vrai lien fraternel. »

Peut-être aurez-vous encore plus de fiancés l’an prochain ?

« Il n’est pas impossible, le cas échéant, qu’on organise une troisième journée. Mais si c’est le cas, il faut des forces vives, des couples qui acceptent de suivre une courte formation pour devenir couples de parrains. Il faut savoir que les couples qui accompagnent les fiancés sont eux-mêmes touchés. C’est une occasion pour eux de témoigner et de revisiter leur propre vie de couple. »