« Les paroisses sont sensibles à la question des malades et des personnes hospitalisées »

La journée mondiale du malade se tiendra dimanche 11 février prochain. Elle coïncide cette année avec le dimanche de la santé. L’occasion pour le père Thierry-Marie Bastien, délégué épiscopal à la pastorale de la santé, de présenter cette journée.

Pourquoi prier pour les malades le 11 février ?

« Cette journée a été instituée par le Pape Jean-Paul II. Elle coïncide avec la fête de Notre-Dame de Lourdes, à la date anniversaire de la première apparition de la Vierge à sainte Bernadette. L’Eglise prie pour les malades à cette occasion. Chaque année, le thème change. Pour cette année, le thème choisi est : « Montre-moi ton visage ». Récemment, le pape François a invité les malades, les personnes qui souffrent, les médecins, les infirmières, les proches et les volontaires à contempler en Marie, salut des malades, la garante de la tendresse de Dieu pour chaque être humain et le modèle de l’abandon à sa volonté. »

Quelle sont les actions organisées à cette occasion ?

« Les paroisses qui le souhaitent peuvent recevoir un livret édité par le service national de la pastorale de la santé. Sur ce livret figurent des textes de méditation, des témoignages ainsi que des réflexions sur le thème de l’année. Les paroisses sont nombreuses à être sensibilisées à la question des malades et des personnes hospitalisées. Dimanche, elles célébreront des messes à l’intention des malades. A cet effet, on trouve aussi dans le livret des propositions de chants et de prières universelles ainsi que des pistes pour les homélies. Le rôle du service de la pastorale de la santé est de relayer les documents et de faire connaître la journée au plus grand nombre. Il faut encourager toutes ces personnes qui, partout en France, dans les plus petits villages et les plus grands hôpitaux, dans la discrétion et la simplicité, se rendent présentes au jour le jour à l’autre, qu’il soit malade, seul, ou isolé. »

Pouvez-vous en quelques mots décrire la mission du service de la pastorale de la santé ?

« La mission centrale est d’organiser la visite des malades. Nous engageons également des réflexions éthiques sur l’être humain et plus généralement sur la santé. L’Eglise de France a dégagé trois types de lieux où nous intervenons : les aumôneries d’hôpitaux, le service évangélique des malades (visites des Ehpad et à domicile) et la pastorale des personnes handicapées. Nous sommes aussi en contact avec les nombreux mouvements d’Eglise qui touchent à la santé.»

Vous organisez aussi des formations…?

« On organise trois journées de formation sur l’année. La dernière fois, on avait 120 personnes ! Le souci c’est que la moyenne d’âge des visiteurs de malades est assez élevée, on souhaite renouveler les équipes, en particulier celles qui donnent de leur temps depuis longtemps. La prochaine formation aura lieu le 13 mars. »