Plus de 200 conférences en 34 ans : l’association Renaissance tire sa révérence

Après 34 ans de conférences et pas moins de 200 conférenciers, l’association Renaissance s’apprête à « tirer le rideau ». Ce mardi soir, à 20 h 30 au CUCDB, Marie-Hélène Valdant donnera la dernière conférence du collectif. L’occasion de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur avec Georges Libersart, président de l’association.

Comment est née l’association Renaissance ?

« Au départ, des conférences étaient organisées de manière un peu informelle, avant que l’association soit fondée par Christine Ducoudray, qui a fait venir nombre de conférenciers chrétiens. Elle est restée présidente pendant une dizaine d’années, jusqu’en 1994, où elle m’a demandé de prendre le relais. »

De nombreux conférenciers sont venus à Dijon pour s’exprimer. Y avait-il une sorte de fil rouge ?

« Chaque année, on a essayé de varier les thèmes, de parler de différents sujets, même si les gens avaient tendance à cibler un thème plutôt qu’un autre. Les témoignages de conversions ont eu beaucoup de succès. Je pense notamment au témoignage d’un bouddhiste converti, et celui d’un juif converti. Cela a donné lieu à des échanges passionnants, tant sur le plan humain que sur le plan spirituel. Quand on regarde un peu en arrière, on est content d’avoir pu entraîner tout cela, même s’il faut rester modeste : le mérite revient aux conférenciers. »

Vous avez pris la décision de ne plus continuer. Pourquoi ?

« On a essayé de passer la main, sans succès. Année après année, on avait de moins en moins d’adhérents. On n’a pas vu la relève arriver chez les générations plus jeunes. Il valait mieux arrêter que de s’obstiner à continuer. On a forcément des regrets de mettre la clé sous la porte ainsi, mais les voies du Seigneur sont impénétrables. Laissons faire la Providence ! Certaines paroisses organisent régulièrement des conférences. »

Pourquoi avoir choisi de clore toutes ces conférences avec Marie-Hélène Valdant, surnommée le « clown de Dieu » ?

« C’est un clin d’œil, une note d’humour. On choisit de tirer notre révérence avec un clown, un éclat de rire. C’est sans doute un peu inattendu, mais on a voulu que malgré la déception, ce soit la joie qui l’emporte ! »