Retour sur la retraite des prêtres du diocèse à  Turin

1521Le lundi 22 février 2016, 18 prêtres du diocèse de Dijon, parmi lesquels l’archevêque de Dijon, Mgr Roland Minnerath, se sont rendus à Turin où le père Gianni Ghiglione les attendait pour les introduire à l’école deSaint François de Sales. La méditation se nourrira donc de la spiritualité du saint fondateur de la Visitation, laquelle repose sur :

L’amitié, qui est essentiellement  accueil, disponibilité et cordialité. La confiance est la première qualité de l’amitié. Dans l’amitié, la prière doit occuper une place de choix : nous prions très peu pour les confrères. Nous avons toujours besoin de nous laver les pieds les uns des autres, puisque nous marchons tous dans la poussière (c’est la solidarité, l’aide mutuelle).

Le zèle pastoral : notre activité, quelle qu’elle soit, ne doit pas nous empêcher de prendre soin de notre vie intérieur. Saint François disait : « Dieu m’a pris à moi-même pour me faire à lui et me donner aux autres », comme qui dirait que l’apostolat est avant tout une intimité avec Dieu qui se traduit dans toutes nos activités. Quel soin avons-nous de notre vie spirituelle ? Quelle est la place de la prière dans notre vie ? Combien de temps accordons-nous à la prière ?

La confiance en Dieu Providence : la foi c’est la relation avec Dieu. Notre confiance en Dieu dépend de l’image que nous avons de lui. Le Dieu auquel croit Saint François est un Dieu qui aime et protège ses enfants comme un père. Le Père céleste se soucie de ses enfants, le guide jour après jour dans la proportion de la confiance qu’ils placent en Lui. Savoir s’abandonner à la Providence. Quelle est l’image qui habite ma prière mes sermons, mes homélies ; quels sont les signes de la miséricorde de Dieu dans ma vie.

La volonté de Dieu : La chose la plus importante est de faire la volonté de Dieu, un Père très aimant et prévoyant ; il faut aimer ce que Dieu aime. Faire la volonté du Père en suivant l’exemple de Jésus, obéissant jusqu’à la mort. Comprendre la volonté de Dieux exige l’obéissance : « Il faut tout faire par amour et rien par force : il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance. Ainsi, il faut être saints selon la volonté de Dieu, si nous sommes saints selon notre volonté, nous ne sommes jamais saints comme il faut.

La douceur salésienne : la douceur chez François n’est pas la sentimentalité ni la bonhomie qui pousserait à fermer volontiers les yeux pour éviter des problèmes et des ennuis, ni la myopie de ceux qui voient tout beau et bon… La douceur salésienne est un ensemble de vertus et d’attitudes découlant d’une profonde et solide charité, exigeant l’écoute des autres, le dialogue et créant une atmosphère paisible. François est appelé le Saint de la Douceur ; sa douceur n’est pas une faiblesse, mais une force, un contrôle sur son caractère, ses émotions. La douceur est nécessaire dans la prédication : « La vérité qui n’est pas pleine de charité jaillit d’une charité qui n’est pas vraie ». Il faut beaucoup de douceur quand il s’agit de réprimander quelqu’un.

L’éducation : pour François, éduquer c’est faire grandir, faire développer, donner la dignité aux gens. Eduquer c’est promouvoir la culture. Le prêtre doit être ouvert aux nouveautés de son temps.

L’Eucharistie : elle est non seulement la nourriture de sa vie chrétienne, mais aussi de sa vocation.

Des célébrations eucharistiques complétaient nos temps de méditation. Notre retraite s’est terminée par une dernière Eucharistie célébrée dans la basilique de la Visitation à Annecy.

                                 Père José Mbiyavanga Kanda