Samedi 23 mai 2026 : la leçon magistrale des adultes confirmés 

23 05 26 - Confirmations des adultes © Diocèse de Dijon

Ils étaient plus de deux cents, ce samedi 23 mai, à la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon à demander le sacrement de confirmation. Plus de deux cents adultes, de tous âges, de tous horizons, de toutes histoires aussi. Et ce qu’ils nous ont donné à voir ce jour-là ressemblait à une véritable leçon magistrale de foi, de courage et de liberté.

Car on ne devient pas chrétien, catholique adulte par hasard. Pour beaucoup d’entre eux, il aura fallu deux années de préparation et de cheminement au sein du catéchuménat, parfois davantage encore selon les parcours de vie. Deux années de questionnements, de recherches, de doutes aussi. Deux années à avancer parfois à contre-courant, parfois dans l’incompréhension de proches ou d’amis.

Il faut le dire simplement : croire aujourd’hui n’est pas toujours chose facile.

Bien sûr, nous ne vivons pas les persécutions que connaissent encore tant de chrétiens dans le monde, emprisonnés, torturés ou tués pour leur foi. Mais nous vivons dans une société où la religion est souvent moquée, caricaturée, regardée avec condescendance. Comme s’il fallait être un peu naïf pour croire en un Dieu que l’on ne voit pas, en un Christ mort il y a plus de deux mille ans.

Et pourtant…

Ceux qui aiment vraiment savent bien qu’aimer n’a rien de simple. On n’aime pas sans combat, sans fidélité, sans manque parfois. Il y a même, dans toute véritable relation d’amour, quelque chose qui nous dépasse. Comme ce « désirer d’un si grand désir » dont parlent les auteurs spirituels : cette quête intérieure qui pousse à avancer malgré les questions, malgré le silence parfois, malgré l’absence apparente.

Alors, cette célébration n’était pas une célébration comme les autres.

Pour la première fois, tous les confirmands adultes des paroisses de Côte-d’Or étaient réunis ensemble. Et il faut remercier notre archevêque, Antoine Hérouard , d’avoir initié cette grande célébration diocésaine à l’échelle de tout un territoire. Une intuition forte, profondément juste, que beaucoup espèrent voir se renouveler dans les années à venir.

Car voir plus de deux cents adultes se lever à l’appel de leur nom dans une cathédrale pleine à craquer demeure une image bouleversante.

Qui parmi nous oserait vraiment se lever au milieu d’une foule pour dire « Me voici » ?

Eux l’ont fait. Et pour cela, nous avons besoin de leur dire merci. Merci pour leur témoignage. Merci pour leur courage. Merci de rappeler qu’une foi adulte existe, qu’elle cherche, qu’elle avance, qu’elle choisit librement.

Parmi l’assistance, des adultes faisaient également leur première communion. Là encore, le moment portait une émotion particulière : recevoir pour la première fois le Corps du Christ en sachant pleinement ce que l’on reçoit, ce que l’on choisit, ce que l’on engage de sa vie.

Cela n’enlève évidemment rien à la beauté des baptêmes des tout-petits, portés par leurs parents, parrains et marraines sur les fonts baptismaux. C’est beau aussi. Très beau. Parce que notre foi catholique est une foi de liberté. Chacun vient quand il le peut, quand il le veut, quand il le doit peut-être intérieurement. Dieu ne dit pas : « Toi, tu arrives trop tard » ou « Toi, tu n’es pas assez bien ». Il dit seulement : « Vous êtes mes enfants bien-aimés. »

Et cela change tout.

Réjouissons-nous de l’Esprit qui travaille dans le cœur des hommes et des femmes de ce temps, réjouissons-nous du don qu’Il fait à son Église, réjouissons-nous de la mission qu’il vous confie pour que vous soyez des chrétiens debout, actifs, vivants, heureux de votre foi, heureux d’en témoigner.

Extrait – Homélie de Mgr Hérouard  

Il faut également remercier les parrains et marraines, parfois venus de loin, les familles, les proches, tous ceux qui ont accompagné ces confirmés sur le chemin. Beaucoup n’ont d’ailleurs pas trouvé de place idéale dans la cathédrale tant l’affluence était importante. C’est sans doute le signe d’une joie plus grande encore que les murs eux-mêmes.

Et peut-être est-ce déjà une piste pour l’avenir : penser plus grand encore. Pourquoi pas un jour une célébration en plein air ? Pourquoi pas un véritable temps fraternel après la célébration ? Car une fois la cérémonie terminée, beaucoup restaient là, presque « sonnés » par l’intensité du moment, avec cette envie simple de prolonger la joie d’être ensemble.

Et l’on a vu l’archevêque demeurer longuement sur le parvis de la cathédrale, heureux de parler simplement avec les uns et les autres, avec les confirmés, les familles, les parrains et marraines, comme si personne n’avait vraiment envie de quitter ce moment encore habité par la grâce et la joie partagée.

Marie Raulin

Des photos de cette célébration sont disponibles, même si l’exercice était difficile tant l’émotion invitait davantage à vivre l’instant qu’à le photographier.

 A l’attention des prêtres et des paroisses des nouveaux confirmés : plusieurs photos plus personnelles restent à votre disposition auprès du service communication du diocèse.

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