Les Franciscains de Côte d’Or ont fêté saint François

Depuis plusieurs années, des membres de la Fraternité franciscaine Séculière de Monte Casale de Gilly- lès- Cîteaux rejoignent le soir du 3 octobre à Brochon, les sœurs de la Fraternité Franciscaine de Jésus prêtre pour l’office du Transitus, la veillée de l’agonie de saint François.

Dominique Challet nous en fait ici le récit.

 

Pourquoi irait-on à deux offices pour la saint François ? Le Transitus n’est pas une messe, c’est un Office de Mémoire, où de longs passages nous replongent parmi les témoins de la fin de saint François et de ses dernières paroles. Le saint d’Assise y est plus présent, à travers ses derniers gestes.

Il y a des années, j’avais été voir frère Bernard à Cîteaux pour un article sur la Lectio Divina. Je résume ce qu’il me disait :« Ce que l’Esprit Saint t’a fait comprendre dans le passage de l’Écriture, prie Dieu qu’il t’accorde de le faire, et le faisant, tu le comprendras mieux encore. »

Saint François est l’homme qui prêche en actes. Sa vie entière nous enseigne : l’Évangile, c’est possible.

Pour ma part, entendre chaque année cette phrase: « Commençons, mes frères, à servir le Seigneur Dieu, car c’est à peine si nous avons jusqu’ici accompli quelque progrès! » suffirait à mon bonheur. Un peu comme la lecture dans les Fioretti du passage sur la Joie Parfaite. Et tout cela qui fait écho à « nous ne sommes que des serviteurs inutiles (ou bons à rien) ». Je me réjouis de ces rappels : nous ne sommes bons à rien, nous n’avons rien fait, mais Dieu nous laisse à notre poste et persiste à attendre de nous le service. C’est merveilleux.

 

Photo : Fraternité franciscaine Séculière de  Gilly lès Cîteaux

 

 Le lendemain, même lieu, même assistance (avec une demi-douzaine de suppléments) pour la messe de saint François. Comme dans tant de messes, les premiers rangs sont vides. Mais trois membres de la fraternité Monte Casale prennent sur eux de vérifier si la proximité de l’autel représente un danger, et s’installent devant. Leur assistant spirituel, Jean-Claude, à l’homélie, les risques semblent limités… Et voilà que la lumière vient embellir l’autel. La lumière solaire qui s’invite dans un office religieux, qu’est-ce, sinon un signe du ciel ?

     D C

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