En lien avec la reprise des discussions autour du futur projet de loi sur la fin de vie, le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France s’exprime et propose une prière pour l’Assomption.
Le vice-président de la CEF, Mgr Jordy explique « Alors que nous arrivons à la solennité du 15 août revient peu à peu dans l’actualité la question d’une loi sur la fin de vie que la dissolution de l’Assemblée nationale avait vu s’éloigner. M. François Hollande avait évoqué cette perspective dès le 9 juillet dernier, l’Association pour le droit de mourir dans la dignité a repris son lobbying auprès des nouveaux députés et M. Falorni, rapporteur du projet de loi jusqu’à la dissolution, a annoncé le 19 juillet dernier le dépôt d’un nouveau texte sur le sujet. C’est la raison pour laquelle après avoir échangé avec le Conseil Permanent avant le début de l’été nous vous proposons avec le groupe de travail sur la fin de vie, une intention de prière spécifique en lien avec le mystère de l’Assomption qui pourrait être intégrée dans les célébrations du 15 août. C’est une manière de porter cette intention et de rappeler la vigilance nécessaire pour les temps à venir. »
Proposition de prière pour le 15 août
Seigneur notre Dieu, en ce jour béni de l’Assomption, nous te rendons grâce pour la Vierge Marie, la Mère de ton Fils, le Sauveur du monde. Nous te bénissons pour la part que tu lui as réservée auprès de Toi au terme de sa vie terrestre. Son Assomption nous indique la grandeur de notre propre dignité puisque nous croyons que tous, corps et âme, nous sommes appelés aussi à partager Ta Gloire.
Par l’intercession de Notre-Dame, nous te prions d’aider les disciples du Christ à être des témoins de la dignité humaine. Donne-leur de demeurer attentifs et disponibles aux personnes plus fragiles ou vulnérables et spécialement, en ce temps estival, les personnes âgées ou malades, qui souffrent souvent de solitude.
Alors que la question d’une loi sur la fin de vie revient dans l’actualité, nous te prions pour nos gouvernants : donne-leur une vive conscience de la grandeur inaliénable de toute vie, de son commencement à son terme naturel, pour que jamais, nous ne soyons contraints de nous demander qui est digne de vivre et qui ne l’est pas.