Révision des lois de bioéthique : les évêques prennent la parole
Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) doit rendre un avis ce mardi 25 septembre sur plusieurs questions liées à la bioéthique (notamment l’ouverture de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, Ndlr) suite à la consultation publique des « Etats généraux de la bioéthique », organisée en début d’année. Quant au projet de révision des lois de bioéthique, il devrait être présenté fin novembre en Conseil des ministres.

Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, fait partie des signataires de ce texte.
Il précise : « On pourrait se demander pourquoi les évêques de France se prononcent sur cette question… Depuis que les questions de bioéthique sont sur le tapis, les évêques ont voulu apporter leur contribution au débat. Il ne s’agit pas d’un point de vue confessionnel. Nous voulons nous adresser à la raison et à l’humanité de tout homme qui réfléchit à ces questions et à ses implications. »

L’archevêque poursuit : « Transmettre la vie, ce n’est pas fabriquer un objet. L’être humain n’est pas une marchandise. Ce qui prime dans notre démarche, c’est la dignité et le bien-être de l’enfant à naître, et en particulier son droit à une référence paternelle, pour sa croissance et son éducation. »
« On parle sans cesse d’égalité, mais il ne faut pas oublier de regarder la réalité : deux femmes ne peuvent pas mettre au monde un enfant. L’Église s’est toujours montrée très prudente quant aux manipulations techniques qui tendent à remplacer la transmission de la vie faite de manière « naturelle » », poursuit Mgr Minnerath.
Ce dernier conclut : « L’enfant est le fruit d’un amour durable entre un homme et une femme. Aujourd’hui, on veut mettre en place des pratiques artificielles, au nom d’une soi-disant égalité devant l’accueil de la vie. Si la technologie envahit notre vie, même dans ce qu’elle a de plus intime, alors on laisse les digues céder les unes après les autres… Jusqu’où va-t-on aller ? »