Retours et photos de la semaine de prière pour l’Unité des Chrétiens

La Semaine de prière pour l’unité des Chrétiens se déroulait officiellement du 18 au 25 janvier 2017. Dans notre diocèse, elle s’est étendue un peu plus longtemps au vu des nombreuses manifestations qui ont été proposées. Cette année, le thème était : « L’amour du Christ nous presse » (2 Co 5, 14-20). En cette année des 500 ans de la Réforme, de nombreuses rencontres eurent lieu entre catholiques et protestants. Ci-dessous vous pourrez retrouver retours et photos qui vous feront revivre ces moments forts de rencontre vécus dans la prière et la joie.

18 janvier à 20h, au Centre Chrétien de la Toison d’or
Ouverture de la semaine de prière pour l’Unité 2017
Veillée de louange œcuménique 

Le groupe œcuménique en rêvait, son vice-président, J.C. Petit, de l’Eglise Protestante de la Toison d’or, l’a fait : il a convaincu  son pasteur, A Merabti, et toute sa communauté, d’ouvrir chez eux  la Semaine de l’Unité par une soirée de chants et de prières, animée par des musiciens dijonnais de toute confession.

… Retrouvez l’article complet dans le numéro de mars d’Eglise en Côte-d’Or, qui paraitra prochainement


Jeudi 19 janvier à Is-sur-Tille
Veillée

A Is-sur-Tille, une rencontre  chaleureuse a réuni catholiques, protestants, et adventistes, venus des alentours et de Dijon.
Le thème de la Réconciliation, proposé par les Eglises d’Allemagne, en cette année de commémoration de la Réforme, fut le cœur de la prière. Dans une courte saynète, toutes les fautes commises entre chrétiens furent présentées comme des écrans au dialogue. Le geste de les placer ensuite sur une croix exprimait la foi commune «  que Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ »  ( 2 Cor 5, 14-20) selon la deuxième épître aux Corinthiens, lue et commentée  par chacun des ministres présents : H. Perreira, pasteur adventiste, S. Fresse, pasteur de l’Eglise Protestante Unie, et J.C.Petit, évangélique. Le père V. Sauer, qui nous accueillait, conclut en insistant sur l’urgence d’aimer, car « Le Christ nous presse ».
La  joie fraternelle fut exprimée par les nombreux chants, par le repas partagé, et dans le message d’encouragement du père Nurdin transmis par son fidèle ami adventiste, Monsieur Gremeaux.


Vendredi 20 janvier à Chenôve
Veillée œcuménique

Réconciliation entre les Chrétiens ? Sommes-nous concernés ? Que faire ?

Pour mettre en lumière les séparations confessionnelles, un mur épais, constitué de toutes les fautes, condamnations et violences commises. Et pour montrer que les incompréhensions sont toujours actuelles, deux pasteurs se jettent à l’eau de la controverse. Luc Lalire, curé de Chenôve, et Philippe Montuire, pasteur évangélique, se questionnent et s’écoutent tour à tour, abordant avec autant de précision que d’humour les sujets qui divisent les Chrétiens.
L’assemblée, attentive, suit les explications, et comprend le travail d’échange de points de vue. Elle est invitée ensuite à réfléchir par petits groupes : quelles attitudes peuvent aider à démolir le mur des divisions ?
Il fallait oser le proposer, il fallait oser jouer le jeu : bravo aux communautés catholique et évangélique de Chenôve de tisser dans la clarté les liens du dialogue œcuménique.
La prière du « Notre Père », chantée par Matt Marvane, peut être reprise en chœur avec d’autant plus de ferveur !


Vendredi 20 janvier 2017, dans les salles du temple de l’Eglise protestante unie à Dijon
Veillée de prière de l’ACAT

Une trentaine de personnes se sont retrouvées dans les salles du temple de l’Eglise protestante unie à Dijon pour une veillée œcuménique de prière organisée par l’ACAT (Action Catholique des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture) et le groupe œcuménique. Nous avons été accueillis par Madame Tina Dachary, présidente du conseil presbytéral. Nous avons été accompagnés par un magnifique montage vidéo de Bruno Perrin. Le père Broussole nous a conduits dans les prières et les lectures du Nouveau Testament. Lors de la confession des péchés, un mur a été dressé avec les pierres les figurant : communion blessée, haine et mépris, dénonciation et calomnie… Après la méditation du père Broussolle, «  la réconciliation passe par la croix du Christ », le mur de division a été démonté pour dresser une croix.
Le groupe ACAT nous a invités à prier pour les situations où les droits de l’homme sont bafoués  et les personnes qu’il soutient par la prière et l’envoi de pétitions.
Nous avons terminé en rendant grâce à Dieu pour ce qu’il peut faire en nous et ce qu’il peut faire sans nous.


Dimanche 22 janvier, Monastère Saint-Elie à Saint-Rémy
Journée au monastère Saint-Elie

Malgré le froid extérieur et la panne de chauffage, une trentaine de personnes se sont succédé à Saint-Elie en ce dimanche de l’unité. Ainsi la chapelle des carmélites était-elle bien pleine pour la Divine Liturgie, et la présence de Madame le pasteur Gwenaël Boulet  y fut un signe fort d’union dans la prière. Après le repas partagé, « La Géorgie, son Eglise, son histoire, son art »… mais aussi  sa géographie et ses langues multiples, fut au cœur du très riche exposé de Monsieur Bernard Outier. Nous avons pu découvrir ce petit pays du Caucase, haut relief à l’histoire millénaire, pays légendaire pour les Anciens, avec ses orpailleurs et ses troupeaux d’ovins qui faisaient imaginer une toison d’or, avec sa haute vallée de l’Amazan, défendue par les Amazones. Pays aux coutumes ancestrales, où se perpétuent des rites de sacrifices païens dans des enclos sacrés. Pays où la culture chrétienne a pénétré très tôt, puisque Ruffin, historien grec du IVème siècle, fait remonter à l’an 326 la conversion de la reine, puis du roi, à la suite de guérisons dues aux prières d’une mystérieuse captive chrétienne, Sainte Nino. Des églises perchées sur des escarpements, des croix de bronze et d’argent magnifiquement travaillées, de très nombreux manuscrits, constituent son riche patrimoine chrétien. Mais beaucoup de manuscrits sont encore à déchiffrer, beaucoup de textes patristiques sont encore à lire, et trop peu de chercheurs sont formés à la compréhension de cette langue à la structure complexe.

La Géorgie, trop souvent soumise aux invasions et aux destructions, n’en a pas fini de défendre ses particularismes et son mystère.


Après-midi du dimanche 22 janvier, à Beaune
Célébration

A Beaune, la célébration œcuménique a été préparée ensemble, catholiques et protestants, montrant ainsi, selon le pasteur Gwenaël Boulet, « le besoin de laisser la place à l’autre pour se laisser réconcilier », et elle a réellement signifié que « l’amour du Christ nous presse ».

… Retrouvez l’article complet dans le numéro de mars d’Eglise en Côte-d’Or, qui paraitra prochainement


Mercredi 25 janvier, au CUCDB à Dijon
Conférence du professeur Birmelé :
Que doivent à Luther les différentes confessions ?

Près de cent cinquante personnes venues de tout le diocèse, et au premier rang Monseigneur Minnerath son ancien collègue, ont assisté à la conférence du  pasteur Birmelé, professeur émérite de la faculté de Strasbourg.

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Dimanches 22 et 29 janvier, Dijon
Echange de chaires

Dimanche 22 janvier, le pasteur Sébastien Fresse accueillait au temple de l’Eglise protestante unie, boulevard de Brosses, le père Paul Royet et ses paroissiens de Talant, pour le culte dominical. Il souhaita la bienvenue aux catholiques de l’assemblée, venus de plusieurs autres  paroisses dijonnaises, fidèles à ce rendez-vous annuel.
La prédication du père Royet commenta l’évangile du jour, la venue de Jésus à Capharnaüm et l’appel des disciples dans Saint Matthieu (4, 12-23). Son approche géographique, historique et spirituelle éclaira le texte. Ainsi le choix de Jésus de venir commencer son ministère en Galilée, et non à Jérusalem, signifie qu’il voulait annoncer le Royaume à tout homme, au plus proche de sa vie. Si son appel des disciples obtient une réponse immédiate, c’est qu’il a su toucher leur profond désir de devenir disciples d’un rabbi. Aujourd’hui encore la vie d’un chrétien repose sur ces trois dimensions : ouverture à tous, ancrage dans le réel, appel intérieur.
Après le culte, le pot de l’amitié a réuni de nombreux participants, qui deviennent des amis, au fil des années !

Dimanche 29 janvier, la vieille église Notre-Dame de Talant était toute fleurie et illuminée pour célébrer la messe de l’Unité. Les protestants étaient venus en nombre, le culte dominical étant supprimé, par amitié, à cette occasion. Le pasteur appuya son homélie, parmi les lectures du jour, sur la recommandation finale  de l’épître paulinienne : « Celui qui veut être fier, qu’il mette sa fierté dans le Seigneur » (1 Cor, 31). Il invita l’assemblée à se convertir, en cessant de s’opposer, entre confessions, et à l’intérieur des confessions. Plutôt que de se croire les meilleurs et de mettre des étiquettes aux autres sensibilités chrétiennes, il est urgent, dans notre pauvreté, de reconnaître que c’est Dieu notre force, et d’oser le dire !
Paroles reprises en écho par une intention de la prière universelle : «  Seigneur, nous sommes ensemble héritiers d’un trésor magnifique. Ta parole est notre trésor, et c’est toi notre force et notre fierté ! Donne-nous de veiller ensemble sur ce trésor, et de le révéler au monde ».
Toute l’assemblée s’unit aux célébrants pour la prière pour la paix : « Conduis-nous vers l’unité parfaite » après le Notre Père, où la ronde des enfants autour de l’autel évoquait bien cette unité. Ce sont eux qui firent aussi le lien de tous pendant le pot, après la messe, car ils sont passés près de chacun avec leurs biscuits.
Après ce bel échange de dons, la paroisse distribua, comme une parole à méditer, une contribution du père Patrick Royannais sur le thème de la semaine de l’Unité «  L’amour de Christ nous presse ». Voici cette belle conclusion de ce temps de prière commune, et vigoureux appel à poursuivre !


Jeudi 9 février, Châtillon-sur-Seine
Célébration oecuménique dans le Châtillonnais

Jeudi 9 février de nombreux chrétiens, catholiques des quatre paroisses du Châtillonnais et protestants de l’Église évangélique de Sainte-Colombe-sur-Seine, se sont retrouvés à la Maison paroissiale de Châtillon pour un temps de célébration œcuménique présidé par le Père Paul Houdart, le Pasteur Jean-Michel Kennel, en présence du Père Albert Zoungrana, délégué épiscopal à la pastorale œcuménique, et du Père Marc Gérault.

S’accueillir et demander pardon

Après un temps d’accueil mutuel lors duquel le Pasteur Kennel remarqua combien il était merveilleux, comme chrétiens, de pouvoir être unis dans la prière : « Le monde manque d’amour et il est important de nous rencontrer », ce fut le temps de la demande de pardon. Une demande de pardon pour notre incompréhension, nos manques d’amour causés par nos divisions, nos haines et mépris les uns par rapport aux autres, toutes les formes de préjugés et de discrimination et toutes les fois où nous nous isolons de nos frères chrétiens, puis, ensemble, nous avons écouté la Parole de Dieu.

Réfléchir, échanger et prier ensemble

Après la lecture de l’Évangile, le fils prodigue (Luc, 15, 11-32), chacun fut invité à faire part de sa réflexion s’il le souhaitait. Ce fut un échange riche et profond duquel on peut retenir que « le Père, c’est Dieu et cela nous touche tous ».
La prière universelle fut lue ensuite par un protestant et un catholique : nous avons prié l’Esprit d’éveiller en nous la soif d’unité en Dieu, de ranimer en nous la compassion et demandé à Dieu de nous remplir de vérité et de paix. Nous avons récité ensemble le « Notre Père » puis échangé un baiser de paix pour exprimer notre désir de réconciliation, mais également notre engagement à répandre cette parole de réconciliation autour de nous.
Après la bénédiction et l’envoi, la soirée s’est terminée, comme il convient, par un temps d’échanges et de partage, autour de ce que chacun avait apporté, salé, sucré, liquide et surtout amitié !


Jeudi 9 février, Marsannay
Veillée

Le centre Martin Luther King faisait honneur à son nom, le mercredi 9 février : la veillée organisée en écho final à la Semaine de prière pour l’Unité dijonnaise, a rassemblé dans la prière des chrétiens de plusieurs confessions résidant sur la grande paroisse de Marsannay-Couchey-Perrigny. Les catholiques, avec leur curé, le père Luedi, ont pu dialoguer, occasion assez rare, avec leurs voisins chrétiens, évangéliques de la paroisse du Tabernacle, un diacre adventiste du quartier, et les amis fidèles de l’Eglise protestante unie. Toute entière inspirée par la deuxième épître de Saint Paul aux Corinthiens (5, 14-20) qui convie à la réconciliation tous les baptisés dans le Christ, la rencontre a fait se succéder les temps de réflexion, de partage, de méditation et de chants. Après un exposé sur Luther et les débuts de la Réforme par le pasteur G. Boulet, les participants ont réfléchi aux facteurs de divisions entre les chrétiens : ignorance, rivalités, peur, enfermement, difficulté à se comprendre, et cherché comment y remédier aujourd’hui, par l’écoute réciproque dans l’humilité, et une union plus grande dans la prière et dans l’action. Toutes ces intentions ont nourri la prière universelle et le désir de « devenir ambassadeurs de la réconciliation » selon l’invitation pressante de l’épître paulinienne.
Merci à l’équipe œcuménique qui a assuré, comme chaque année, l’organisation de cette rencontre, de l’accueil amical au verre de l’amitié, en passant par les chants, soutenus par le clavier d’Hélène Thirard, la réflexion animée par Henri Bonnot, ou la feuille de conduit tapée par Michelle.
Le respect réciproque et l’amitié qu’on respire à Marsannay donnent vraiment envie de revenir !


Compte-rendu de Véronique Schweisguth, Monique Petit, Marie-Claire Moissenet et Maguy Minonzio.

 

 Photos © Véronique Schweisguth, Monique Petit, Marie-Claire Moissenet et Maguy Minonzio