Le Carême ? Pour quoi faire ?

C’est ce mercredi que débute le temps du Carême, par la messe des Cendres. Longtemps réduit à un temps de mortification et d’ascèse, parfois « confondu » – à tort – avec d’autres périodes de jeûne, le Carême est avant un chemin d’abandon, de conversion et de réconciliation. Il est demandé à chacun de vivre trois efforts en particulier :

  • La prière, pour vivre davantage en relation avec Dieu. Les chrétiens sont invités à trouver les moyens pour prendre plus de temps pour prier. Cela peut passe notamment par la lecture de la parole de Dieu.
  • Le jeûne, pour être plus libre. L’Eglise demande de savoir se priver pour mieux comprendre tout ce que Dieu donne. Le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint sont des jours où le jeûne est plus marqué. Chaque chrétien est appelé à choisir ce qu’il supprimera de sa vie pour manifester son détachement des choses matérielles (tabac, télévision, Internet, etc.) et son attachement à Dieu.
  • Le partage, pour vivre davantage en frères. De nombreuses paroisses ou associations proposent de contribuer à la réalisation de projets de solidarité, en particulier des projets de développement dans les pays plus pauvres.

Des outils pour aider à vivre le Carême

Depuis un peu plus de 40 ans, une équipe de chrétiens de Dijon rédige et expédie chaque année dans des paroisses du monde entier le carnet « Carême à domicile » : une page de méditation, de réflexion, de prière pour chaque jour de Carême. Un carnet pour les jeunes est également édité.

On peut se procurer ces carnets dans les paroisses ou à l’adresse suivante :
Carême Chrétien BP 70762  21007 Dijon Cedex.

Les textes sont également disponibles sur le site http://www.careme-chretien.fr ainsi que sur le site www.hozana.org

Dans un récent message écrit à l’occasion du Carême, le Pape François met en garde « contre les faux prophètes qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces. ». Il pointe aussi du doigt « les cœurs froids, les signes les plus évidents de ce manque d’amour étant le pessimisme stérile, la tentation de l’isolement et de l’engagement dans des guerres fratricides sans fin, la mentalité mondaine qui conduit à ne rechercher que les apparences, réduisant ainsi l’ardeur missionnaire. »

Retrouvez ici le message intégral du Pape François.