Sœur Makrina a fait profession au Carmel de Saint-Rémy

Le 21 novembre, le calendrier byzantin a célébré l’entrée au temple de la Mère de Dieu. À la joie de cette grande fête liturgique s’est jointe celle de la profession solennelle de sœur Makrina, jeune hongroise grecque-catholique, qui s’est engagée pour la vie dans l’Ordre du Carmel au cours de la Divine Liturgie. Sa famille et nombre d’amis hongrois et français sont venus l’entourer en cette étape importante.

Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon, a présidé cette cérémonie. Autour de l’autel, six prêtres gréco-catholiques, deux prêtres romano-catholiques, le père Paul Chadeuf, délégué épiscopal pour la vie consacrée, et le père Pierre, moine de Flavigny.

Le rituel byzantin de la profession monastique comprend de longues exhortations qui explicitent la parole du Seigneur : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive ! ». Cette parole revient trois fois dans l’office. La parabole de l’enfant prodigue qui retourne vers son Père, la brebis perdue qui se réfugie auprès du Bon Pasteur et nombre de textes bibliques sous-tendent cet office impressionnant.

L’archevêque a relevé celle qui s’est prosternée devant les portes saintes, comme le Père accueille le fils prodigue et « le restaure dans la gloire de sa maison ». S’en est suivi un dialogue entre l’archevêque et sœur Makrina pour confirmer la liberté de sa demande. Par trois fois, elle a donné les ciseaux pour avoir les cheveux coupés en forme de croix en signe de renoncement au monde. Puis elle a reçu les différentes pièces de l’habit, avec une explication de leur symbolisme, le chapelet pour la prière à Jésus, la croix et un cierge allumé.