« Elisabeth, c’est l’extraordinaire dans l’ordinaire »

Ce samedi, à 20 h 30 à l’église Saint-Michel, à Dijon, un spectacle de théâtre sur la vie de sainte Elisabeth de la Trinité est proposé par la compagnie Argile Théâtre.

Dominique Davin, le metteur en scène de la compagnie, indique : « Le spectacle a été joué à deux reprises dans le secteur de Dijon. Une fois au Carmel fin 2016 et une fois à la Pentecôte de cette année. Le curé de Saint-Michel (le père Bernard Card, Ndlr) a vu le spectacle et nous a demandé de revenir à l’occasion du premier anniversaire de la canonisation de sainte Elisabeth. On s’est servi du livre de Didier Decoin pour l’adaptation théâtrale du théâtre. On a ajouté un personnage, qui est une clownesse. Cela permet d’amener de la légèreté et de l’humour, et cela apporte un vrai contraste avec les moments de grande émotion. On a voulu, en mettant en scène un clown, garder l’humour plein de finesse de Didier Decoin. »

Le metteur en scène poursuit : « Au début, il y avait certainement un peu de surprise due au fait d’amener un clown sur scène pour raconter l’histoire de sainte Elisabeth. Finalement, ça fonctionne très bien, cela apporte du contraste sur scène, qui plait au public. On a voulu jouer sur le double sens du mot spirituel. C’était un peu un pari, on ne savait pas comment ça allait être reçu. »

Celle qui joue le rôle de la conteuse dans le spectacle, Sandrine, indique : « Ce n’est pas la première fois que je m’imprègne de la vie de saints dans un spectacle. Sainte Thérèse d’Avila, notamment, avec sa vie bien remplie. Pour sainte Elisabeth, au début, on croit qu’il ne se passe rien. On se demande ce qu’elle a de plus. Et finalement, je me suis finalement attachée à elle : il s’est créée une sorte de proximité.

La conteuse conclut : « Par le récit de son quotidien, elle se fait proche de nous, le spectacle racontant surtout sa vie avant le Carmel. Je suis touchée par cet élan, cette force, qu’on peut deviner dans son regard, sur les photos. Elle a une foi profonde, très touchante. Elle se découvre dans le concret d’une vie, dans le quotidien, mais on ressent, notamment à travers son appel à la vie religieuse, qu’il se passe quelque chose d’insaisissable. Elisabeth, c’est l’extraordinaire dans l’ordinaire. »